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Poutine affirme que la Russie ne prépare pas d'attaque contre l'Europe

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie ne se prépare à aucun combat contre l'Europe, tout en conditionnant la reprise des pourparlers de paix avec l'Ukraine à une réflexion approfondie après les récentes attaques contre le territoire russe.

Poutine affirme que la Russie ne prépare pas d'attaque contre l'Europe
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Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que la Russie ne se préparait pas à attaquer l'Europe, contredisant les avertissements de plusieurs services de renseignement européens. « Nous ne nous préparons pas à des combats de quelle sorte que ce soit avec l'Europe », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par les médias. Cette mise au point intervient alors que des responsables européens évoquent depuis plusieurs jours une menace d'agression russe imminente.

Vladimir Poutine a toutefois conditionné la reprise des négociations de paix avec l'Ukraine à une période de réflexion. Il a indiqué que la Russie allait « bien réfléchir » avant de s'engager à nouveau dans des pourparlers, en invoquant les récentes attaques contre le territoire russe. « Beaucoup disent en Europe qu'ils s'attendent à une agression de la part de la Fédération de Russie et c'est pourquoi ils doivent se préparer eux-mêmes à des combats, à une guerre avec la Russie », a-t-il commenté, cherchant à démentir ces anticipations.

Ces déclarations surviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Moscou et les capitales occidentales. Les renseignements européens avaient récemment alerté sur une possible invasion russe, alimentant les débats sur les capacités de défense du continent. La sortie de Vladimir Poutine vise à répondre directement à ces accusations, tout en maintenant une position ferme sur le dossier ukrainien.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent. Des frappes de drones russes ont tué cinq personnes à Kiev, dont un adolescent de 14 ans, et touché un immeuble de bureaux en pleine journée. De son côté, la Russie a accusé l'Ukraine d'avoir visé un véhicule civil transportant de l'aide humanitaire dans une zone du sud de l'Ukraine occupée par Moscou, tuant trois bénévoles. Ces violences illustrent l'impasse dans laquelle se trouvent les efforts de paix.

Parallèlement, l'Union européenne a annoncé un accord sur le financement de 6,6 milliards d'euros à l'Ukraine, déjà versés à Kiev mais dont les États membres attendaient le remboursement depuis des années. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a confirmé vendredi que ces fonds de la Facilité européenne pour la paix permettraient de rembourser les pays ayant fourni une aide militaire à l'Ukraine. Un veto de la Hongrie de Viktor Orban, proche de Moscou, bloquait jusqu'ici la procédure, qui exige l'unanimité des 27. La victoire de Peter Magyar aux élections hongroises en avril a permis de débloquer la situation. De nouvelles discussions ont été ouvertes pour décider de l'utilisation de ces fonds, qui doivent permettre un remboursement aux États concernés, pour un total de 4,7 milliards d'euros.

La déclaration de Vladimir Poutine intervient également alors que Volodymyr Zelensky a affirmé que Donald Trump avait pris sa « décision finale » pour livrer à l'Ukraine les licences permettant de produire des missiles de défense antiaérienne Patriot. Si ce projet se concrétise, il représenterait une avancée importante pour Kiev, qui peine à se procurer suffisamment d'intercepteurs PAC-3 pour les systèmes Patriot, les seuls capables d'abattre les missiles balistiques russes. L'Ukraine est confrontée depuis l'été à une forte recrudescence d'attaques aériennes russes. Le président ukrainien avait estimé plus tôt cette semaine que le lancement de la production de Patriot en Ukraine pourrait prendre « un an à un an et demi ». Il avait déclaré en juillet que le pays aurait besoin d'au moins 300 missiles Patriot pour passer l'hiver, saison pendant laquelle la Russie cible le système énergétique, plongeant des millions d'Ukrainiens dans le noir et le froid.

Les propos de Vladimir Poutine, qui excluent toute attaque contre l'Europe tout en laissant planer le doute sur la reprise des négociations, dessinent une position ambiguë. Ils pourraient apaiser temporairement les craintes d'une escalade directe avec l'OTAN, mais ils confirment que le conflit ukrainien reste loin d'une résolution diplomatique. Les Européens, qui ont récemment multiplié les signaux d'alerte, devront sans doute continuer à renforcer leur défense tout en maintenant leur soutien à Kiev.

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Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.