Actualités 3 min de lecture Par Noémie Weber
Togo : deux réalisateurs français et leur collaborateur local remis en liberté provisoire
Les deux réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey, ont été remis en liberté provisoire au Togo. Ils avaient été arrêtés fin juillet alors qu'ils tournaient un documentaire pour France Télévisions.
Les deux réalisateurs français détenus au Togo depuis fin juillet ont été remis en liberté provisoire, a annoncé leur avocat mercredi 2 septembre. Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey, avaient été arrêtés le 27 juillet dans le nord du pays, où ils tournaient un épisode d'une série documentaire diffusée sur France Télévisions.
Selon les informations communiquées par leur conseil, l'un des réalisateurs avait déjà été libéré fin août sous contrôle judiciaire afin de suivre des soins à Lomé, la capitale togolaise. La libération provisoire des trois hommes intervient après plusieurs semaines de détention, sans que les motifs précis de leur interpellation n'aient été officiellement détaillés à ce stade.
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités togolaises à l'égard des productions audiovisuelles étrangères. Les trois hommes tournaient un documentaire dans une région septentrionale du pays, zone qui fait l'objet d'une attention particulière des services de sécurité en raison de la proximité avec des pays confrontés à l'instabilité.
La remise en liberté provisoire ne signifie pas pour autant la fin de la procédure judiciaire. Les intéressés restent soumis aux obligations fixées par la justice togolaise, qui pourra décider des suites à donner à cette affaire dans les prochaines semaines. Les avocats des deux Français et de leur collaborateur local n'ont pas souhaité, pour l'instant, s'exprimer davantage sur les conditions de cette libération.
France Télévisions, qui diffuse la série documentaire en cours de tournage, n'a pas publié de communiqué officiel à la suite de cette décision. Les familles des deux réalisateurs, qui avaient multiplié les appels à leur libération depuis l'annonce de leur détention, ont salué cette évolution sans toutefois crier victoire, la procédure restant en cours.
Cette affaire avait suscité une attention particulière en France, où les cas de journalistes ou de réalisateurs français détenus à l'étranger pour l'exercice de leur profession sont régulièrement suivis par les autorités diplomatiques. Le ministère français des Affaires étrangères avait indiqué, dans les jours suivant l'arrestation, suivre la situation avec attention et être en contact avec les autorités togolaises.
Le Togo, pays d'Afrique de l'Ouest membre de la CEDEAO, entretient des relations diplomatiques suivies avec la France. Les procédures judiciaires impliquant des ressortissants français y sont généralement traitées dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux États.




