Culture 2 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Bruno Meyerfeld reçoit le prix Albert Londres de la presse écrite pour ses reportages
Le journaliste du Monde est distingué pour ses enquêtes sur les peuples indigènes au Brésil et, plus largement, pour son travail consacré aux enjeux environnementaux.
Le journaliste Bruno Meyerfeld, du quotidien « Le Monde », remporte le prix Albert Londres de la presse écrite. Le jury récompense une série de reportages consacrés aux peuples indigènes du Brésil, publiés dans le journal.
Selon le jury, ces articles s’inscrivent dans un travail plus large, « largement consacré aux enjeux environnementaux ». La distinction ne récompense donc pas seulement des textes isolés, mais une démarche journalistique suivie, centrée sur des territoires et des communautés qui restent souvent éloignés des projecteurs médiatiques.
Le prix Albert Londres, l’une des récompenses les plus prestigieuses du journalisme francophone, honore chaque année des reporters dont le travail de terrain éclaire des réalités sociales, politiques ou environnementales. Cette année, la distinction de la presse écrite revient à Bruno Meyerfeld, tandis que les prix de l’audiovisuel et du livre ont été attribués à Brice Lambert et Arthur Sarradin.
Les reportages primés paraissent dans un contexte où la protection de la forêt amazonienne et les droits des peuples autochtones occupent une place centrale dans le débat public brésilien. Le travail de Bruno Meyerfeld s’inscrit dans cette réalité, en documentant des situations qui concernent des populations directement exposées aux conséquences des activités économiques sur leurs terres.
En distinguant cette production, le jury met en lumière le rôle de la presse écrite dans la couverture de sujets qui dépassent les frontières nationales. Le prix souligne aussi la continuité d’un travail d’enquête au long cours, dont la valeur tient à la répétition des regards portés sur les mêmes enjeux plutôt qu’à un article unique.
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