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Le groupe GiFi placé en redressement judiciaire à sa demande

Après une dégradation brutale de son activité, l'enseigne GiFi, qui emploie 6 000 personnes en France, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse, une décision qui inquiète fortement le personnel.

Le groupe GiFi placé en redressement judiciaire à sa demande
© lefigaro.fr

Le groupe GiFi, spécialiste de la vente d'objets à petit prix, a été placé en redressement judiciaire ce mardi 3 novembre 2026 par le tribunal de commerce de Toulouse, à sa demande. L'entreprise évoque une « dégradation brutale » de son activité, une situation qui suscite une grande inquiétude au sein de ses équipes, alors que ses magasins emploient 6 000 personnes en France.

Selon les informations rapportées, la procédure a été ouverte après la déclaration de cessation de paiement faite par le gérant, Patrick Puy. Cette décision ouvre une période d'observation d'une durée de six mois, pendant laquelle l'entreprise doit tenter de redresser sa situation financière sous le contrôle de la justice. Le groupe compte quatre magasins en Maine-et-Loire, département où les salariés suivent de près l'évolution du dossier.

L'enseigne n'est pas en difficulté soudaine. Elle traverse une crise profonde depuis plusieurs années, aggravée, selon plusieurs médias, par un changement informatique raté en 2023. Ces difficultés se sont accumulées et ont conduit l'entreprise à se tourner vers la procédure de redressement judiciaire, un mécanisme destiné à permettre la poursuite de l'activité tout en apurant les dettes. La procédure permet en principe à l'entreprise de continuer à exploiter ses magasins pendant qu'un plan de redressement est élaboré.

Dans une lettre adressée fin octobre aux salariés, le nouveau président du directoire assurait que cette procédure n'entraînerait « par elle-même aucune conséquence immédiate sur l'emploi » au sein de l'enseigne. Cette garantie, donnée quelques jours avant la décision du tribunal, n'a pas suffi à dissiper les craintes. Plus de 6 000 emplois sont considérés comme menacés en France, selon les informations relayées par la presse nationale, et la situation reste particulièrement tendue dans les magasins du réseau.

La décision du tribunal de commerce de Toulouse marque une nouvelle étape pour un groupe installé de longue date dans le paysage du commerce de détail à bas prix. Le dossier reste désormais entre les mains de la justice et des administrateurs judiciaires, qui devront établir les perspectives de redressement au cours de la période d'observation. Les décisions à venir, notamment sur l'avenir du réseau et des effectifs, dépendront de l'élaboration de ce plan. Pour les 6 000 salariés, la période d'observation de six mois sera déterminante.

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Rémi Lefèvre

Auteur

Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.