Politique 3 min de lecture Par Noémie Weber
À Ofakim, des électeurs veulent reconduire Netanyahou malgré les critiques
Dans la ville d'Ofakim, attaquée le 7 octobre 2023, plusieurs habitants affirment vouloir voter encore pour Benyamin Netanyahou aux élections législatives israéliennes, malgré les critiques visant le Premier ministre.
Dans la ville d'Ofakim, attaquée le 7 octobre 2023, les critiques adressées au Premier ministre Benyamin Netanyahou ne semblent pas atteindre une partie des électeurs. Dans ce bastion historique de la droite israélienne, plusieurs habitants disent vouloir lui renouveler leur confiance lors des élections législatives à venir.
Le scrutin, prévu mardi 27 octobre, concerne plus de 7 millions d'électeurs israéliens appelés à élire leurs 120 députés. Il s'agit du premier scrutin législatif depuis 2022, et il s'apparente, selon plusieurs observateurs, à un référendum sur l'avenir de Benyamin Netanyahou. Au pouvoir depuis dix-neuf ans, dont douze consécutifs, il détient un record absolu pour un chef de gouvernement israélien.
Le reportage de franceinfo illustre le décalage entre la colère de certains opposants et la fidélité d'une partie de la population locale. Dans cette ville du sud du pays, touchée par l'attaque du Hamas, des habitants interrogés expliquent être prêts à revoter pour lui « encore et encore ». Pour eux, la question posée aux urnes n'est pas celle des erreurs reprochées au dirigeant, mais celle de la continuité face à des forces politiques qu'ils jugent moins capables de tenir le pays. Cette interrogation, formulée au lendemain d'un traumatisme collectif, pèse lourdement sur le climat de la campagne.
Ce soutien contraste avec le contexte judiciaire qui entoure le dirigeant. À 77 ans, Benyamin Netanyahou fait face à un procès pour corruption, dans lequel il conteste les accusations portées contre lui, et à un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale. Malgré ces procédures, il brigue un nouveau mandat, ce qui nourrit le débat sur sa capacité à conserver le pouvoir tout en restant sous le coup de poursuites.
Le scrutin de mardi déterminera la composition de la Knesset et, par conséquent, les équilibres nécessaires à la formation d'une coalition gouvernementale. Les électeurs doivent donc trancher entre la continuité d'un dirigeant installé depuis près de deux décennies et les formations qui cherchent à lui succéder. Dans ce contexte, la mobilisation des électeurs de droite, notamment dans les localités du sud du pays, apparaît comme un enjeu décisif pour l'équilibre final du prochain Parlement.
4




