Politique 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Marine Le Pen promet une « renaissance » sans rupture lors de son premier meeting à Orléans
Lors de son premier meeting de campagne à Orléans, Marine Le Pen a défendu un projet de « renaissance » sans rupture brutale, tandis qu’un sondage Ipsos-BVA donne Jean-Luc Mélenchon qualifié pour le second tour dans toutes les configurations.
Marine Le Pen a tenu dimanche 25 octobre à Orléans son premier meeting de campagne pour l’élection présidentielle de 2027. La candidate du Rassemblement national y a défendu un projet de « renaissance » qui, a-t-elle affirmé, ne sera « ni une rupture brutale ni une révolution destructrice, mais une manière de s’élever vers le beau ». Sans annonce majeure ni propos choc, son discours a davantage relevé du lyrisme que d’un programme détaillé, selon les observateurs présents.
À six mois du scrutin, l’objectif affiché est de préparer les Français à une éventuelle arrivée du RN au pouvoir. Dans son allocution, Marine Le Pen a dit ne pas vouloir « refaire la France d’avant », un slogan qui a accompagné l’ensemble de la soirée. Le premier tour de l’élection est fixé au 18 avril 2027, soit dans 175 jours.
Le même jour, un sondage Ipsos-BVA pour Le Parisien, publié samedi, indiquait que Jean-Luc Mélenchon se qualifierait pour le second tour dans toutes les configurations, aux côtés de Marine Le Pen, toujours très largement en tête. Lors de la dernière vague de cette enquête, réalisée du 31 août au 2 septembre, le candidat de La France insoumise n’accédait au second tour que dans un seul cas de figure : si Gabriel Attal et Édouard Philippe (Horizons) se présentaient en même temps pour le bloc central.
Dans son discours, la présidente du RN a également visé l’ancien ministre Nicolas Hulot. Elle a promis d’abolir « la stupide loi Hulot qui interdit la recherche d’hydrocarbures sur le sol français ». La foule d’Orléans a hué le nom de l’ancien ministre lorsqu’il a été cité. Retiré de la vie politique depuis longtemps et cité dans des affaires judiciaires, Nicolas Hulot était réapparu dans le débat par cette attaque.
Sur le terrain social, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a déploré, dimanche, un mouvement lycéen et une mobilisation contre la vie chère « laissés face à eux-mêmes » par l’exécutif. Selon lui, pour que « les manifestations s’interrompent, il suffit de répondre aux revendications ».
Enfin, interrogés sur ce meeting, des électeurs de Marine Le Pen ont contesté que le RN incite à la haine, alors que le discours a été prononcé deux jours après une attaque terroriste raciste à Trappes, qui a fait un mort et cinq blessés. Le discours, qui stigmatise les étrangers et les musulmans selon ses critiques, n’a pas été relié par ses partisans à ce drame.
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