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mardi 3 novembre 2026 · Paris

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Donald Trump démantèle la politique climatique américaine avant les midterms

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a retiré les États-Unis de l'Accord de Paris et supprimé plusieurs règlementations fédérales environnementales, alors que les élections de mi-mandat se tiennent le 3 novembre.

Donald Trump démantèle la politique climatique américaine avant les midterms
© france24.com

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump démantèle méthodiquement la politique climatique des États-Unis. Le président américain a d'abord coupé les liens de son pays avec la diplomatie climatique internationale, en quittant l'Accord de Paris et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, tout en boycottant les conférences des parties (COP). Ce retrait intervient alors que les électeurs américains sont appelés aux urnes pour les élections de mi-mandat, le 3 novembre.

Sur le plan intérieur, l'administration a supprimé plusieurs règlementations fédérales. Parmi elles figure le « constat de mise en danger », document qui reconnaissait les effets néfastes des émissions de gaz à effet de serre et servait de fondement juridique à une grande partie de l'action climatique fédérale. Les limitations applicables aux émissions de méthane, ainsi que celles visant les émissions des centrales thermiques, ont également été abrogées. Ces mesures touchent donc à la fois la diplomatie, le droit fédéral et la régulation des secteurs les plus émetteurs.

Ces décisions s'inscrivent dans une orientation claire de l'exécutif, qui privilégie la production énergétique et l'allègement des contraintes pesant sur les industries fossiles. Elles ont été prises avant le scrutin de mi-mandat, qui doit permettre de mesurer le soutien dont dispose le président à mi-parcours de son action. Le dossier climatique apparaît ainsi comme l'un des marqueurs de son bilan à l'approche du vote.

Ces élections sont décrites par la presse comme un référendum sur la poursuite de l'action du président. Près de 250 millions d'électeurs américains étaient appelés aux urnes pour ce scrutin, qui pèse sur la composition du Congrès et sur la marge de manœuvre de la présidence pour le reste du mandat. Dans ce contexte, Donald Trump se sait en danger selon plusieurs médias. Il a déposé un recours en Alaska en raison de la présence de deux candidats prénommés Dan Sullivan dans le même État, accusant les démocrates d'avoir encouragé un homonyme pour saboter le candidat républicain.

Le climat n'est pas le seul dossier de politique étrangère sur lequel le président s'est exprimé avant le scrutin. Sur la chaîne Fox News, il a indiqué que l'aide militaire américaine à Israël serait « coupée à la fin de l'année », selon les informations rapportées par Le Monde. Cette déclaration, faite à quelques jours du vote, illustre la place que tiennent les questions internationales dans la campagne.

Les opposants à cette politique dénoncent un recul des engagements environnementaux du pays, qui pourrait peser sur les objectifs internationaux des États-Unis à long terme. La suppression des règles sur le méthane et les centrales thermiques réduit en effet les outils dont disposent les autorités fédérales pour limiter les émissions. Le résultat du scrutin déterminera en partie si ces orientations pourront être poursuivies ou remises en cause au cours des prochaines années.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.