Udata

dimanche 8 novembre 2026 · Paris

Rechercher

Politique 3 min de lecture Par

Gabriel Attal juge « sidérant » le peu de place de l’IA dans la campagne présidentielle

Le candidat Renaissance à la présidentielle de 2027 estime que l’intelligence artificielle, levier selon lui pour faire monter les salaires, est presque absente du débat. Il propose un crédit d’impôt productivité pour financer son adoption par les entreprises.

Gabriel Attal juge « sidérant » le peu de place de l’IA dans la campagne présidentielle
© lefigaro.fr

Gabriel Attal, candidat du camp Renaissance à l’élection présidentielle de 2027, juge « sidérant » que l’intelligence artificielle occupe si peu de place dans la campagne. Pour l’ancien Premier ministre, cette technologie est pourtant essentielle pour faire progresser les salaires en France. Le sujet, selon lui, est largement absent des échanges politiques, alors même qu’il touche directement à la productivité et au niveau de vie.

Gabriel Attal distingue deux batailles à mener. La première concerne la compétition pour disposer des meilleurs modèles d’intelligence artificielle, domaine où la concurrence internationale est déjà très vive. La seconde porte sur la diffusion massive de ces outils dans la société et dans l’économie, condition selon lui pour que les gains de productivité se traduisent par de meilleures rémunérations. C’est cette seconde bataille qui, à ses yeux, doit mobiliser les responsables politiques dès aujourd’hui.

Pour accompagner cette ambition, Gabriel Attal propose la création d’un « crédit d’impôt productivité ». Ce dispositif aurait pour objectif de financer l’adoption de solutions d’intelligence artificielle par les entreprises, qu’il s’agisse de petites structures ou de grands groupes. L’idée est de réduire le coût d’entrée de ces technologies afin d’accélérer leur déploiement dans les process de production et de services. Le candidat présente cette mesure comme un moyen concret de rendre l’IA utile au quotidien des salariés et des entreprises.

Le constat d’une campagne qui laisse peu de place à l’IA n’est pas partagé par tous les acteurs de la droite et du centre. La recherche d’un candidat commun pour la primaire de ce camp reste en suspens. Gabriel Attal affirme que les discussions s’accélèrent et que les choses avancent. Édouard Philippe, président du parti Horizons, conteste cette lecture : il dément tout contact avec Gabriel Attal sur ce sujet et rejette le principe même de la sélection, qu’il juge source de division pour le camp.

Ces divergences illustrent les difficultés de l’ancien camp majoritaire à se présenter uni à l’échéance de 2027. Plusieurs incertitudes demeurent. Rien ne permet aujourd’hui de dire si le crédit d’impôt productivité sera retenu, ni quel en serait le coût final ou les modalités précises. Il reste également inconnu si la droite et le centre parviendront à désigner un candidat unique. Le débat sur la place de l’intelligence artificielle dans la campagne, lui, reste à ouvrir largement, au regard des enjeux économiques et sociaux que soulèvent ces technologies pour le pouvoir d’achat, l’emploi et la compétitivité du pays.

12Vues

Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.