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mardi 1 septembre 2026 · Paris

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Présidentielle 2027 : les candidats rivalisent de propositions pour augmenter les enseignants

À huit mois de la présidentielle, les candidats multiplient les propositions de revalorisation des enseignants, allant de 135 à 500 euros nets par mois, ou de 3 % à 20 % d'augmentation, alors que la rentrée scolaire s'impose comme un thème majeur de campagne.

Présidentielle 2027 : les candidats rivalisent de propositions pour augmenter les enseignants
Présidentielle 2027 : De combien les différents candidats veulent-ils augmenter les enseignants ?

À huit mois de l'élection présidentielle de 2027, la question de la revalorisation des enseignants s'impose comme l'un des thèmes centraux de la campagne. Alors que les élèves ont repris le chemin des classes ce mardi, les principaux candidats ou leurs lieutenants ont dévoilé leurs propositions, tous plaidant pour une hausse des salaires malgré les contraintes budgétaires actuelles.

Gabriel Attal, candidat de Renaissance, « assume » sa proposition d'augmenter de 200 euros nets par mois les enseignants, et jusqu'à 500 euros pour ceux en milieu de carrière. Il entend financer cette mesure par des économies réalisées notamment dans « la sphère sociale et dans les dépenses sociales ». De son côté, Bruno Retailleau (LR) s'est engagé sur une augmentation de 135 euros, portée à 300 euros en milieu de carrière, pour un coût estimé à 2 milliards d'euros par an.

D'autres candidats avancent des propositions en pourcentage. Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon proposent une revalorisation de 20 %, étalée sur cinq ans pour le premier, en plus de l'inflation, et immédiate pour le second en cas de victoire. Marine Tondelier (Les Écologistes) envisage une hausse de 15 % en plus de l'inflation, tandis que Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire du PS-Place publique, propose une revalorisation « d'au moins 10 % », puis une « augmentation graduelle jusqu'à 25 % en fonction de la carrière », pour un coût estimé à 6 milliards d'euros. Le Rassemblement national, qui ne s'est pas encore exprimé sur ce sujet, avait proposé dans son programme pour les législatives de 2024 une revalorisation de 3 % par an pendant cinq ans.

Olivier Faure, candidat à la primaire socialiste, se démarque en ironisant sur cette « surenchère permanente ». Il estime qu'il faut « redonner de la visibilité à ce métier », ce qui « doit forcément passer par des augmentations de salaires », mais il précise que cela vaut pour toute la Fonction publique. Le candidat PS souhaite dégeler le point d'indice de tous les fonctionnaires, sans toutefois avancer de montant précis en euros ou en pourcentage.

Cette profusion de propositions intervient alors que le système éducatif français sort de dix années de réformes contestées. La rentrée scolaire, qui voit plus de 11 millions d'élèves retourner en classe, devient un terrain de bataille politique majeur, chaque candidat cherchant à séduire un corps enseignant souvent mobilisé et en attente de reconnaissance.

Mathieu Blanchard

Auteur

Correspondant international

Mathieu Blanchard couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.