Les pays du Golfe ont fermement condamné les récentes attaques menées par l'Iran contre des infrastructures civiles dans la région, les qualifiant de « crimes de guerre ». Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG) a dénoncé ces frappes comme une « violation du droit international », après que Téhéran a visé plusieurs installations essentielles en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.

Samedi, une centrale électrique et de dessalement d'eau a notamment été touchée au Koweït, aggravant les préoccupations humanitaires dans une zone déjà sous tension. Selon les informations disponibles, les frappes iraniennes se sont multipliées au cours des dernières heures, ciblant des infrastructures critiques qui assurent l'approvisionnement en électricité et en eau potable de milliers de civils. Le CCG, qui regroupe l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït, Oman et le Qatar, a estimé que ces actions constituent une escalade grave et injustifiée.

Les autorités de Bahreïn ont annoncé avoir repoussé une nouvelle attaque iranienne, après une septième nuit consécutive de frappes entre Washington et Téhéran. L'armée américaine a pour sa part indiqué avoir bombardé plusieurs cibles militaires en Iran, sans confirmer les accusations iraniennes selon lesquelles des sites civils auraient été visés. De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé d'une « offensive totale » en représailles aux bombardements américains, qui se poursuivent pour la septième nuit d'affilée.

Les frappes iraniennes ont également touché la Jordanie, où des infrastructures civiles ont été endommagées. Le royaume hachémite, qui partage une longue frontière avec l'Irak et la Syrie, est régulièrement utilisé comme zone de transit pour les frappes aériennes américaines. Les autorités jordaniennes n'ont pas encore communiqué de bilan officiel, mais des sources locales rapportent des dégâts matériels significatifs.

Cette escalade intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran, qui s'affrontent par frappes interposées depuis plusieurs semaines. Les pays du Golfe, qui craignent une déstabilisation régionale, appellent à la retenue et au respect du droit international humanitaire. Le CCG a rappelé que les attaques contre des infrastructures civiles sont interdites par les conventions de Genève et constituent des crimes de guerre.

La communauté internationale suit avec inquiétude l'évolution de la situation. Plusieurs organisations humanitaires ont alerté sur les conséquences désastreuses de ces frappes pour les populations civiles, notamment au Koweït où la centrale de dessalement endommagée menace l'approvisionnement en eau potable. Les pays du Golfe, qui disposent de ressources limitées en eau douce, dépendent fortement de ces installations pour leur survie quotidienne.

Les États-Unis, alliés de longue date des monarchies du Golfe, ont réaffirmé leur soutien à la défense de leurs partenaires régionaux. Washington a appelé Téhéran à cesser immédiatement ses attaques contre des cibles civiles et à revenir à la table des négociations. L'Iran, de son côté, accuse les États-Unis et leurs alliés de mener une guerre d'agression et promet de répondre à toute nouvelle frappe.

Cette crise intervient alors que les discussions sur le programme nucléaire iranien sont au point mort. Les pays du Golfe, qui redoutent une escalade incontrôlée, tentent de jouer un rôle de médiation tout en renforçant leur propre sécurité. Le CCG a annoncé qu'il allait convoquer une réunion d'urgence pour discuter de la situation et coordonner une réponse collective.