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Plus de 1,5 million d'élèves en France ont vu leur scolarité perturbée par des événements climatiques en 2025, selon l'Unicef

L'Unicef révèle que plus de 1,5 million d'élèves en France ont subi des perturbations scolaires liées à des événements climatiques en 2025, et alerte sur une année 2026 qui pourrait être encore plus touchée par des fermetures de classes et des modifications d'horaires.

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Les événements climatiques extrêmes ont perturbé la scolarité de plus de 1,5 million d'élèves en France au cours de l'année 2025, selon les données publiées par l'Unicef. Cette estimation, qui porte sur l'ensemble du territoire, met en lumière l'impact croissant des aléas météorologiques sur le fonctionnement du système éducatif français.

L'organisation onusienne souligne que les vagues de chaleur à répétition ont constitué l'un des principaux facteurs de ces perturbations. Canicules, tempêtes, inondations et autres phénomènes extrêmes ont entraîné des fermetures d'établissements, des modifications d'horaires ou des interruptions temporaires de cours, affectant directement la continuité des apprentissages pour des centaines de milliers de familles.

L'année 2026, déjà marquée par des épisodes de chaleur intense, devrait être encore plus fortement touchée, prévient l'Unicef. L'organisation s'attend à une multiplication des fermetures de classes et des ajustements d'emplois du temps, alors que le changement climatique rend ces événements plus fréquents et plus intenses. Cette perspective inquiète les acteurs éducatifs, qui redoutent un décrochage accru pour les élèves les plus vulnérables.

Le phénomène ne se limite pas à la France. Dans de nombreux pays, les perturbations scolaires liées au climat sont devenues une préoccupation majeure pour les autorités éducatives et les organisations internationales. L'Unicef appelle à une meilleure prise en compte de ces risques dans la planification des infrastructures scolaires et dans l'organisation du calendrier académique, afin de limiter l'impact sur les apprentissages.

En France, les établissements doivent faire face à des défis concrets : bâtiments mal adaptés aux fortes chaleurs, absence de climatisation dans de nombreuses salles de classe, et difficultés à maintenir des conditions d'apprentissage acceptables lors des pics de température. Les académies sont parfois contraintes de modifier les horaires d'ouverture ou de fermer temporairement des sites, ce qui désorganise la vie des familles et creuse les inégalités entre territoires.

Les élèves les plus jeunes et ceux issus de milieux défavorisés sont particulièrement exposés à ces interruptions répétées. La perte de jours de classe peut avoir des conséquences durables sur les acquis fondamentaux, notamment en lecture et en mathématiques. Pour les parents, la multiplication de ces épisodes complique l'organisation quotidienne et peut entraîner des absences professionnelles.

Face à cette situation, des voix s'élèvent pour réclamer des investissements dans la rénovation thermique des écoles et la création d'îlots de fraîcheur. L'adaptation des bâtiments scolaires au réchauffement climatique devient un enjeu de politique publique, à la croisée de l'éducation, de la santé et de l'aménagement du territoire. Les collectivités locales, qui gèrent une grande partie du bâti scolaire, sont en première ligne.

L'Unicef insiste sur la nécessité de protéger le droit à l'éducation face aux dérèglements climatiques. L'organisation plaide pour que les plans de continuité pédagogique soient renforcés et que les élèves puissent poursuivre leurs apprentissages même lorsque les conditions matérielles se dégradent. La question de l'équité entre établissements, selon leur localisation et leurs ressources, reste centrale.

Alors que l'année scolaire se poursuit, le débat sur l'adaptation du système éducatif aux nouvelles réalités climatiques devrait s'intensifier. Les données de l'Unicef pour 2025 constituent un signal d'alerte : sans mesures structurelles, le nombre d'élèves touchés par des perturbations liées au climat pourrait continuer de croître dans les années à venir.

Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.