Le Tour de France Femmes bascule ce mardi dans sa première grande explication chronométrée. La quatrième étape, un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres autour de Dijon, est présentée comme un tournant décisif pour le classement général. Tous les regards sont tournés vers Demi Vollering, dont la participation s’est jouée dans la douleur après une chute survenue la veille.

La Néerlandaise a en effet chuté dès le début de la troisième étape, une journée particulièrement exigeante. Si elle a pu repartir, l’inquiétude est restée vive jusqu’au soir. « Nous devons faire un bilan ce soir et voir comment ça va demain », avait-elle expliqué, laissant planer le doute sur sa présence au départ du chrono. Un bilan médical était prévu en fin de journée pour déterminer si elle pouvait s’aligner sur ce parcours de 21 kilomètres, où chaque seconde compte dans la course au général.

Ce rendez-vous dijonnais s’annonce déterminant à plusieurs titres. Sur un tracé rapide, les écarts peuvent se révéler lourds de conséquences pour la suite de la semaine. Le peloton attendait les premières références chronométriques avec impatience, d’autant que cette étape doit éclaircir la hiérarchie avant les prochains rendez-vous. Les équipes des favorites savent qu’un mauvais chrono peut compromettre une partie de leurs chances.

Parmi les coureuses à suivre, la Suisse Marlen Reusser occupe une place particulière, elle dont l’exercice solitaire est l’un des points forts. Au moment où la course était encore en train de se dérouler, Reusser et Vollering pointaient dans les temps. La Néerlandaise semblait ainsi en mesure de défendre ses chances, malgré les circonstances de la veille. En revanche, la matinée s’annonçait plus délicate pour Pauline Ferrand-Prévot, les premières remontées de la course évoquant une « immense claque ».

Ce contre-la-montre de 21 kilomètres pèsera lourd dans la bataille pour le maillot jaune. Si la distance peut sembler limitée à l’échelle d’un Tour, elle offre suffisamment de place pour creuser des écarts significatifs. La question n’est pas seulement de savoir qui est la plus rapide, mais aussi qui a le mieux récupéré des efforts et des chocs des jours précédents. Les organismes ont été mis à rude épreuve et l’état de forme de Vollering sera scruté kilomètre après kilomètre.

La course était encore en cours au moment des dernières informations, et aucun classement final ne pouvait être établi. Le suspense restait entier à l’approche de l’arrivée, avec une attention particulière portée aux temporisations de Vollering et aux performances des autres favorites. Le chrono dijonnais devrait donner un aperçu beaucoup plus clair des forces en présence avant la suite de cette édition 2026.