Hervé Renard va de nouveau diriger les Éléphants. La fédération ivoirienne de football (FIF) a annoncé mardi la nomination du technicien français au poste de sélectionneur de la Côte d’Ivoire, où il succède à Émerse Faé. Agé de 57 ans, Renard avait déjà occupé cette fonction entre 2014 et 2015, remportant au passage la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2015, un titre qui reste l’un des plus marquants de l’histoire récente du football ivoirien.
Cette arrivée était attendue depuis la veille, le quotidien « Le Parisien » ayant annoncé dès mardi que l’ancien entraîneur de l’équipe de France féminine allait retrouver le banc ivoirien. Il prend la suite d’Émerse Faé, dont le contrat n’a pas été reconduit par la FIF malgré un bilan remarquable. Sous la direction de Faé, la Côte d’Ivoire avait en effet remporté la CAN en 2024 à domicile, avant de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, une première dans l’histoire du pays.
Le retour de Renard intervient après une expérience brève et contrastée à la tête de la Tunisie. Arrivé en pleine compétition lors du Mondial 2026, il avait pris les rênes des Aigles de Carthage après la lourde défaite de la Tunisie face à la Suède (5-1), qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi. Sous sa direction, la sélection tunisienne s’est inclinée contre le Japon (4-0) puis contre les Pays-Bas (3-1), pour un intérim conclu par deux défaites. Libre de tout contrat depuis cette brève mission, Renard retrouve ainsi un poste qu’il connaît bien.
Le parcours du natif d’Aix-les-Bains est marqué par une carrière de joueur modeste, mais par une reconversion réussie comme entraîneur. Débutée en 1998 à Draguignan, en National 3, sa carrière de technicien l’a mené aux quatre coins du continent africain. Avant de s’imposer avec la Côte d’Ivoire, Renard avait déjà écrit l’une des plus belles pages de l’histoire de la CAN en remportant le tournoi en 2012 avec la Zambie, un exploit inattendu. Il a ensuite dirigé plusieurs sélections, parmi lesquelles le Ghana, l’Angola et le Maroc, se forgeant une solide réputation sur le continent.
Sa popularité en Côte d’Ivoire reste très forte, notamment auprès des supporters qui gardent en mémoire le sacre de 2015 avec la génération de Yaya Touré. Ce titre mettait fin à près de vingt-cinq ans de disette pour les Éléphants, et avait installé Renard comme une figure respectée du football ivoirien. Onze ans plus tard, le voilà de retour sur le banc d’une équipe qui a depuis franchi un palier, avec une CAN gagnée en 2024 et une première participation historique aux phases finales d’une Coupe du monde conclue par une qualification en seizièmes de finale.
Ces dernières années, le technicien français a toutefois connu des expériences plus mitigées. Il a notamment été démis de ses fonctions à la tête de la sélection saoudienne en avril, malgré une qualification obtenue pour le Mondial 2026. Il avait auparavant dirigé l’équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts de finale des Jeux olympiques de Paris en 2024. Ces passages moins aboutis n’ont pas entamé la confiance que la FIF place en lui pour ce nouveau défi.
Avec ce retour, la Côte d’Ivoire mise sur un entraîneur expérimenté, habitué aux joutes continentales et connaissant parfaitement les attentes du football ivoirien. La mission de Renard sera de poursuivre le travail effectué par son prédécesseur et de maintenir la sélection au plus haut niveau, entre objectifs continentaux et ambition de briller sur la scène mondiale. Son expérience des grandes compétitions et sa connaissance du football africain constituent des atouts de poids pour les Éléphants, qui espèrent voir leur sélection confirmer les progrès récents.



