La région de Moscou a été la cible d'une attaque massive de drones ukrainiens dans la nuit, avec plus de 390 engins recensés, selon les déclarations du maire de la capitale russe et du gouverneur régional. Les autorités locales ont fait état d'un immeuble résidentiel et de plusieurs maisons endommagées, mais n'ont signalé aucune victime dans l'immédiat.

Le gouverneur de l'oblast de Moscou a précisé que les débris de drones abattus par la défense antiaérienne étaient tombés sur des habitations, provoquant des dégâts matériels sans faire de blessés. Les services d'urgence ont été déployés sur les lieux pour évaluer l'étendue des destructions et sécuriser les zones touchées.

Cette attaque de grande ampleur intervient alors que l'Ukraine intensifie ses frappes à longue portée sur le sol russe, en utilisant des drones de fabrication nationale et occidentale. Quelques jours plus tôt, une autre attaque de drones ukrainiens dans la région de Rostov-sur-le-Don, dans le sud-ouest de la Russie, aurait fait cinq morts, dont un enfant, selon les autorités locales. Ces opérations visent des infrastructures militaires, énergétiques et logistiques, mais touchent aussi parfois des zones civiles.

Le Kremlin n'a pas immédiatement réagi à l'attaque de Moscou, mais le président Vladimir Poutine a signé lundi un décret augmentant les effectifs de l'armée russe de 25 000 soldats supplémentaires à partir du 1er août, portant le nombre total de militaires à plus de 1,5 million. Cette décision illustre la volonté de Moscou de renforcer ses capacités face aux frappes ukrainiennes et à la poursuite du conflit.

Parallèlement, le président ukrainien Volodymyr Zelensky se trouve au Royaume-Uni pour négocier un accord sur les drones avec le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham. Ce dernier a annoncé le partage avec Kiev de la propriété intellectuelle d'un système de brouillage destiné à contrer les défenses aériennes russes. Zelensky doit ensuite se rendre à Washington pour rencontrer Donald Trump, alors que les États-Unis restent le principal fournisseur d'armes de l'Ukraine.

L'Iran a également mis en garde l'Ukraine après une attaque attribuée à Kiev contre un navire iranien en mer Caspienne ce week-end. Téhéran a qualifié cette action d'« acte illégal et injustifié » et prévient qu'elle « ne restera pas sans réponse ». Ces tensions reflètent la dimension internationale croissante du conflit, avec des implications au-delà des frontières ukrainiennes et russes.

L'attaque de drones sur Moscou, bien que n'ayant pas fait de victimes, constitue un signal fort de la capacité ukrainienne à frapper au cœur du territoire russe. Elle intervient dans un contexte où les deux camps cherchent à renforcer leurs arsenaux et à gagner des avantages tactiques avant une possible nouvelle phase des négociations. Les autorités russes ont promis de renforcer la défense antiaérienne autour de la capitale pour prévenir de futures incursions.