Actualités 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Kiev : une frappe de drone russe vise le siège des services de sécurité ukrainiens
Le siège des services de sécurité ukrainiens (SBU) a été touché vendredi 4 septembre par une frappe de drone russe en plein centre de Kiev. Selon le président Volodymyr Zelensky, le bureau du chef de l'organisme était visé. Le bilan provisoire fait état de douze blessés.
Le siège des services de sécurité ukrainiens (SBU) a été touché vendredi 4 septembre par une frappe de drone russe en plein centre de Kiev. L'attaque, qualifiée de spectaculaire, visait selon le président Volodymyr Zelensky le bureau du chef de ce puissant organisme, Oleksandre Poklad, qui a réchappé à la frappe. Le bilan provisoire fait état de douze blessés.
Cette frappe intervient dans le quartier historique de la capitale ukrainienne, à proximité de la cathédrale Sainte-Sophie. Depuis près de cinq ans, Kiev et Moscou respectaient plus ou moins un code implicite consistant à éviter de frapper les lieux de pouvoir. Cet accord tacite n'a plus cours depuis vendredi, selon plusieurs observateurs. La diplomatie ukrainienne a dénoncé une « grave escalade », estimant que le moment de cette attaque n'était pas choisi au hasard, alors que les discussions de paix pourraient reprendre sous l'égide des États-Unis.
Le président ukrainien a donné l'ordre de préparer une riposte « miroir ». Cette attaque spectaculaire survient après que l'Ukraine a prévenu les compagnies aériennes que le ciel de la Russie n'était plus sûr, une menace qualifiée de « grave erreur » par le président russe Vladimir Poutine.
Par ailleurs, Kiev a annoncé que les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, seront à Kiev dimanche pour la première fois, dans le cadre du plan de règlement du conflit proposé par le président américain. Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi qu'il n'y aurait pas de frappes aériennes contre la Russie pendant la visite des émissaires américains à Moscou et a demandé à la Russie la réciprocité lorsque ces deux responsables seront à Kiev. Le Kremlin n'a toutefois pas confirmé d'escale en Russie pour les deux médiateurs américains.
Dans un autre registre, les entrepôts de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en Ukraine ont été frappés trois fois en trois mois, la dernière attaque datant de jeudi. « Une attaque aérienne dans l'oblast de Kiev a touché l'un des principaux entrepôts de l'OMS, où étaient stockés du matériel et des fournitures médicales humanitaires », a déclaré un porte-parole de l'OMS depuis Genève.
Le conflit s'invite également dans la campagne de l'élection présidentielle française. Le candidat Édouard Philippe a promis de tout faire pour empêcher un affaiblissement de l'Ukraine, répondant à la suggestion de Louis Aliot, maire RN de Perpignan, de « couper le robinet » à l'Ukraine. Il accuse la favorite des sondages Marine Le Pen de « servir la Russie ». Celle-ci a répondu en évoquant le « bilan international piteux » de l'ancien Premier ministre et en rappelant que Vladimir Poutine a été « reçu en grande pompe au château de Versailles puis au fort de Brégançon » par Emmanuel Macron.




