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Rentrée sous tension dans les lycées, procès d’une enfant martyre et menaces américaines contre l’Iran

Blocages de lycées et d’universités à la rentrée de la Toussaint, procès des parents de la « petite martyre de l’A10 » et regain de tensions entre Washington et Téhéran.

Rentrée sous tension dans les lycées, procès d’une enfant martyre et menaces américaines contre l’Iran
20mn.fr

La rentrée des vacances de la Toussaint s’ouvre sous tension en France, lundi 2 novembre, avec la poursuite du mouvement lycéen et étudiant qui dure depuis six semaines. Malgré les concessions annoncées la semaine précédente par le gouvernement, les organisations de jeunes veulent maintenir la pression et appellent à de nouveaux blocages.

Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens !, a assuré que « bien sûr qu’on appelle au blocus » et que « les lycées seront bloqués dès lundi ». L’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont pour leur part appelé à de nouveaux blocages mardi et jeudi. L’Unef a estimé que mardi « devra être une journée noire sur les universités », avec des blocages de facultés et de lycées à travers le pays. Ce mouvement intervient alors que, samedi 31 octobre, entre 320 000 et 500 000 personnes ont défilé en France, le plus souvent dans le calme. Une journée de grève à l’appel des syndicats est par ailleurs prévue jeudi 5 novembre.

Pour l’exécutif, cette semaine constitue une épreuve. Sur la défensive, le gouvernement doit faire face à la mobilisation lycéenne et à une colère sociale plus large, sans pour autant reculer sur sa communication.

Par ailleurs, lundi 2 novembre à 9h30, devant la cour d’assises de Blois, s’ouvre le procès des parents d’Inass Touloub, surnommée « la petite martyre de l’A10 ». Le corps torturé de cette fillette de 4 ans avait été découvert en août 1987 sur l’autoroute A10, à Suèvres, dans le Loir-et-Cher. Trente-neuf ans après les faits, il s’agit de l’un des plus anciens « cold cases » français.

La mère, âgée de 72 ans, sera jugée pour « torture et actes de barbarie ayant entraîné la mort » sans intention de la donner. Le père, âgé de 74 ans, est poursuivi pour « complicité ». Ils encourent tous deux la réclusion criminelle à perpétuité. Les nombreuses traces de sévices relevées sur le corps de l’enfant avaient valu à la fillette ce surnom.

Enfin, au Moyen-Orient, les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont ravivées ce week-end. Dimanche 1er novembre, Donald Trump a déclaré : « La seule raison pour laquelle je n’en ai pas encore fini avec l’Iran, c’est que je veux être gentil… Mais nous allons devoir, à un moment, leur donner un coup de massue », après des menaces formulées samedi.

Téhéran a répliqué en affirmant que le président américain ne serait, cette fois, « pas en mesure de dicter ni le moment ni les conditions » d’un arrêt des hostilités. Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a estimé qu’« une nouvelle guerre pourrait être plus longue que la précédente ». Selon les informations rapportées, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pousserait Donald Trump à reprendre au plus vite les frappes. La reprise d’un conflit pourrait intervenir après les élections américaines de mi-mandat, les midterms, qui se tiennent ce mardi.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.