Politique 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Édouard Philippe rejette la primaire des démocrates proposée par Gabriel Attal
Candidat Horizons à la présidentielle de 2027, Édouard Philippe refuse de participer à une primaire de la droite et du centre, idée avancée par Gabriel Attal pour éviter un second tour opposant LFI au RN.
Le candidat Horizons à l’élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe, a confirmé dimanche son refus de participer à une éventuelle primaire de la droite et du centre. Interrogé sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, l’ancien Premier ministre a écarté l’idée d’un scrutin de désignation, qu’il juge source de « division ».
Cette prise de position répond à une proposition de son concurrent Gabriel Attal, qui avait évoqué une « primaire des démocrates ». Selon ce dernier, l’objectif serait d’empêcher que le second tour de la présidentielle oppose La France insoumise au Rassemblement national. Édouard Philippe, lui, ne croit pas que cette primaire aura lieu.
Au cours de l’émission, la présentatrice Anne-Claire Coudray l’a également interrogé sur les violences survenues après les émeutes du 17 octobre. Le maire du Havre avait estimé que la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration parmi les auteurs de ces violences était « patente », et évoqué « l’échec de l’intégration » depuis plusieurs décennies en France. Sur le plateau, il a précisé que, dans les images de pillages, figuraient un certain nombre de jeunes Français, qu’il considère comme tels, issus de l’immigration, un sujet qu’il estime devoir « regarder les yeux dans les yeux ».
Ces déclarations ont ensuite provoqué une réaction de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat LFI a annoncé qu’il ne participerait pas au 20 heures de TF1 le lundi suivant, accusant la chaîne de ménager Édouard Philippe et la présentatrice de reprendre à son compte, selon lui, des « calomnies racistes ». Un proche du leader insoumis avait pourtant indiqué à l’AFP qu’une interview de Jean-Luc Mélenchon était prévue dans la semaine, avant le grand meeting de LFI au Bourget, en Seine-Saint-Denis, samedi.
Dans la soirée, Édouard Philippe a répondu sur le réseau social X au leader insoumis, lui reprochant de faire des « pilleurs » et des « casseurs d’extrême gauche » des « modèles d’intégration » et des « victimes de la police ». Jean-Luc Mélenchon a riposté en accusant à son tour l’ancien Premier ministre de « clientélisme racialiste ». Depuis l’attentat raciste de Trappes, les Insoumis reprochent par ailleurs aux chaînes de télévision de laisser proliférer des propos racistes d’extrême droite, et le leader de LFI entretient de longue date des relations conflictuelles avec les médias.
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