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Aurore Bergé appelle à une primaire de la droite et du centre avant la fin de l’année

La ministre Aurore Bergé réclame une primaire de la droite et du centre pour désigner un candidat unique à la présidentielle de 2027, sans attendre le début de l’année prochaine.

Aurore Bergé appelle à une primaire de la droite et du centre avant la fin de l’année
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La ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, réclame l’organisation d’une primaire de la droite et du centre avant la fin de l’année 2026, afin de désigner une candidature unique pour la présidentielle de 2027. Dans les colonnes du Parisien, elle affirme porter cette idée depuis dix-huit mois, estimant qu’il s’agit de la seule modalité de sélection possible pour aboutir à un candidat commun.

Elle propose que Renaissance, le MoDem, Horizons, l’UDI, le Parti radical, Les Républicains et Nouvelle Énergie définissent ensemble les conditions de participation, le parrainage d’élus ou de militants, ainsi que les modalités permettant aux Français de prendre part au scrutin, soit en étant adhérents d’une formation, soit en adhérant à la primaire elle-même. Le périmètre qu’elle dessine inclut les candidats Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et David Lisnard.

Cette position s’inscrit dans un débat déjà engagé au sein du bloc central et de la droite. Gabriel Attal, dont la cote est en baisse dans les sondages comme celle d’Édouard Philippe, et qui est donné derrière le maire du Havre, a plaidé cette semaine pour une candidature unique issue d’une telle « primaire des démocrates ». Son objectif affiché est d’éviter un second tour entre Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN).

Aurore Bergé insiste sur l’urgence. « Il n’est pas encore trop tard », affirme-t-elle. Selon elle, il faut au plus tard d’ici la fin de l’année s’être mis d’accord sur les modalités d’une primaire, sans attendre janvier ou février, période où le risque serait, selon ses termes, de voir les sondages encore moins en faveur du camp central. Elle n’exclut pas d’y participer elle-même.

Elle écarte en revanche la participation du candidat social-démocrate Raphaël Glucksmann, qui a remporté la primaire socialiste. Pour la ministre, le camp central peut s’adresser lui-même à l’électorat de centre gauche sans ajouter d’autres formations, qui, dit-elle, ont déjà choisi leur candidat. « Et il nous appartient d’être cohérents », insiste-t-elle.

De son côté, l’entourage de M. Glucksmann, qui a remporté la primaire socialiste, a indiqué ne pas vouloir participer à la primaire proposée par Gabriel Attal, qui, selon lui, ne correspond pas à son espace politique. Le débat sur la forme d’une éventuelle candidature commune du centre et de la droite reste donc ouvert, sans accord entre les formations concernées à ce stade.

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Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.