Société 3 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Un gendarme mobile blessé par un cocktail molotov à Paris en fin de manifestation
Un gendarme mobile a été touché par un cocktail molotov porte de Charenton, à Paris, à la fin de la manifestation du 31 octobre. Le ministre de l'Intérieur dénonce une tentative de meurtre.
Un gendarme mobile a été victime d'un jet de cocktail molotov samedi 31 octobre, à la fin de la manifestation parisienne, près de la porte de Charenton. Selon les informations communiquées par la préfecture de police, un escadron de gendarmerie mobile a été pris pour cible par des émeutiers vers 17 heures, à l'angle de la rue des Meuniers et du boulevard Poniatowski, en fin de cortège. L'engin a pris feu sur deux gendarmes mobiles, qui n'ont été que légèrement blessés.
Des images de l'incident, relayées sur les réseaux sociaux, montrent le cocktail rebondir sur le bouclier d'un gendarme et l'embraser, ainsi que son collègue. Le journaliste Luc Auffret, qui a publié plusieurs clichés de la scène, a décrit une situation très tendue à la porte de Charenton. Une bombe artisanale a explosé aux pieds d'un membre des forces de sécurité, enflammant sa protection sur les jambes. Un autre gendarme a été affecté par le même épisode, et la scène s'est déroulée alors que la manifestation contre la vie chère, dite acte III, s'était déroulée dans le calme pour l'essentiel.
Lors d'une conférence de presse en début de soirée, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé que le gendarme mobile était « légèrement blessé ». Il a néanmoins qualifié les faits de « tentative de meurtre » et assuré que tout serait mis en œuvre « pour retrouver les auteurs ». Il a également rendu hommage au militaire visé, qui n'a pas cessé son service après l'incident.
Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen a jugé les images « insupportables », tandis que Marion Maréchal a accusé les « milices d'extrême gauche ». Bruno Retailleau a déclaré que « celui qui a fait ça doit en répondre ». Le maire de Nice, Eric Ciotti, a demandé combien de temps le gouvernement refuserait de traiter ces organisations d'extrême gauche comme des forces terroristes.
La manifestation a réuni entre 70 000 et 200 000 personnes dans la capitale selon les sources, la fourchette reflétant l'écart entre les estimations disponibles. Laurent Nuñez a déploré une « violence inouïe » de la part de casseurs qu'il associe à l'ultragauche radicale, évoquant des jets de projectiles, des tirs de mortiers et des jets de pavés. Il a indiqué que 422 personnes avaient été interpellées dans tout le pays, un chiffre qui devrait, selon lui, augmenter dans les heures suivantes.
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