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Trump menace de frapper de nouveau l’Iran en « dix minutes »

Donald Trump affirme que les États-Unis doivent encore « s’occuper » d’un ou deux sites iraniens, dont le mont Kolang, alors que Téhéran menace de riposter sans limite géographique en cas de nouvelles frappes.

Trump menace de frapper de nouveau l’Iran en « dix minutes »
20mn.fr

Donald Trump a laissé entendre samedi que de nouvelles frappes contre l’Iran pourraient intervenir rapidement. Le président américain affirme que les États-Unis ont détruit une grande partie des capacités nucléaires iraniennes, mais qu’il reste « un ou deux sites » à traiter, une opération qui, selon lui, pourrait être menée « en dix minutes ».

Le site le plus cité est le mont Kolang, surnommé « Pickaxe Mountain » en anglais, situé à environ 200 kilomètres au sud de Téhéran, à proximité du complexe nucléaire de Natanz. Interrogé dans sa résidence en Floride, Donald Trump a déclaré : « Vous pourriez probablement regarder du côté de Pickaxe Mountain, et il faut s’en occuper. » Une image satellite fournie par Vantor, datée du 7 mars 2026, montre le vaste complexe de tunnels de ce site, dans la province d’Ispahan.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte tension. La guerre a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a riposté en visant notamment des pays du Golfe alliés de Washington. Un cessez-le-feu conclu en avril a mis fin à près de quarante jours de bombardements intenses, et un protocole d’accord destiné à mettre définitivement fin au conflit avait été signé en juin.

Cette fragile entente s’est toutefois détériorée cet été, autour du détroit d’Ormuz. Téhéran revendique le contrôle de cette voie maritime essentielle au transport mondial d’hydrocarbures et cible régulièrement les navires qui s’y aventurent sans son autorisation.

De son côté, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a réuni samedi de hauts responsables militaires et leur a ordonné de riposter à toute attaque américaine ou israélienne par une réponse « sans limite géographique », selon un communiqué publié sur son site internet. Téhéran menace de contre-attaquer immédiatement en cas de reprise des bombardements, alors que, selon des informations de presse, des frappes américaines pourraient reprendre dès la semaine suivante, après les élections de mi-mandat prévues mardi aux États-Unis.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a évoqué cette semaine « une opportunité historique unique » pour Israël, avec le président américain, d’« éliminer définitivement la menace existentielle » que représente l’Iran, ennemi juré de l’État hébreu.

Le ton de Washington reste toutefois ambigu. Samedi, depuis Atlanta, où se tenait la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que Donald Trump n’avait « pris aucune décision », tout en indiquant que Washington privilégiait une « solution diplomatique ». Dans la soirée, l’Iran a réagi à une lettre envoyée à Téhéran par le vice-président américain, saluant un « changement de ton » de la part des États-Unis.

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Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.