L'économie française a enregistré une croissance de 0,2 % au deuxième trimestre 2025, selon une première estimation publiée ce jeudi. Ce rebond intervient après un recul en début d'année et témoigne de la résistance du pays face à des vents contraires, notamment les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur le coût de l'énergie. La demande intérieure et les exportations ont été les principaux moteurs de cette performance, tandis que les dépenses de consommation des ménages ont poursuivi leur progression.

Les dépenses de consommation des ménages français ont augmenté de 0,4 % en juin, confirmant une tendance positive. Ce dynamisme de la consommation, allié à une bonne tenue des exportations, a permis à l'économie de renouer avec la croissance après un premier trimestre négatif. Les chiffres publiés par l'Insee montrent toutefois que cette progression est légèrement inférieure aux prévisions de l'institut.

Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, s'est félicité de ces résultats sur France Inter, estimant que « face à des vents contraires, l'économie française a résisté ». Il a souligné que malgré les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, qui pèse sur les prix de l'énergie, la France parvient à maintenir une activité positive. Cette résilience est d'autant plus notable que le contexte international reste marqué par des tensions géopolitiques et des perturbations sur les marchés énergétiques.

Le rebond du deuxième trimestre confirme que l'économie française dispose de ressorts solides, portés par une consommation des ménages qui reste soutenue. Cependant, les prévisions pour les mois à venir demeurent prudentes, en raison des risques liés à l'évolution du conflit au Moyen-Orient et de son impact sur les approvisionnements énergétiques. Les experts surveillent de près l'évolution des prix du pétrole et du gaz, qui pourraient freiner la reprise.

Cette première estimation de la croissance pour le deuxième trimestre 2025 sera affinée dans les semaines à venir. D'ores et déjà, le gouvernement y voit un signe encourageant pour la suite, même si la prudence reste de mise face à un environnement international incertain. La France mise sur la vigueur de sa demande intérieure et sur le dynamisme de ses exportations pour poursuivre sur cette trajectoire positive.