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mercredi 16 septembre 2026 · Paris

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Le patron de Coopérative U prévoit une nouvelle inflation en rayon au printemps 2027

Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, estime que les prochaines négociations commerciales entre distributeurs et industriels déboucheront sur de nouvelles hausses de prix à compter de mars 2027, sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient, des aléas climatiques et de la baisse des volumes disponibles.

Le patron de Coopérative U prévoit une nouvelle inflation en rayon au printemps 2027
Pouvoir d’achat : « Il y aura incontestablement de l’inflation en rayon », prédit le patron de Coopérative U

Les consommateurs français doivent s'attendre à une nouvelle poussée inflationniste dans les rayons au printemps prochain. C'est l'avertissement lancé par Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, lors d'une conférence de presse de rentrée. Selon lui, les prochaines négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs aboutiront à des hausses de tarifs à compter de mars 2027. « Très clairement, il y aura de l'inflation à l'issue des prochaines négociations commerciales », a-t-il déclaré, cité par plusieurs médias.

Ces discussions, qui se tiennent traditionnellement du 1er décembre au 1er mars, doivent fixer les conditions tarifaires entre les enseignes et leurs fournisseurs. Après un reflux des demandes de révision durant l'été, celles-ci reviennent en force, avec un « impact fort le 1er mars » attendu sur certains produits. Dominique Schelcher cite notamment les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le carburant, le gaz et les engrais, qui pèsent sur les coûts de production et de transport.

Les articles contenant du plastique, dérivé du pétrole, ainsi que ceux nécessitant beaucoup de transport pourraient être particulièrement concernés par ces hausses. Les conditions climatiques pèsent également sur les prix alimentaires. Le lait, les produits laitiers, la viande ainsi que les produits transformés à base de fruits et légumes figurent parmi les catégories exposées après les épisodes de sécheresse et les canicules. Coopérative U achète déjà les fruits et légumes plus cher, avec une hausse à « deux chiffres » qui « s'accélère », selon son dirigeant.

Au-delà des prix, les difficultés concernent aussi les volumes disponibles. « La pomme de terre, tous les légumes d'automne » arrivent en « quantité moindre », a expliqué Dominique Schelcher. « Dans certaines régions, on se bat pour avoir » suffisamment de produits pour approvisionner les magasins, a-t-il ajouté, évoquant une tension sur le maraîchage qu'il affirme n'avoir « jamais connue » auparavant. Des tensions sont également anticipées sur les conserves de légumes, en raison d'une production « perturbée ».

Cette alerte n'est pas isolée. Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, avait lui aussi anticipé la veille une hausse des tarifs demandés par les fournisseurs à l'issue des prochaines négociations commerciales. Interrogé sur BFM TV/RMC, il avait estimé qu'il y aurait « forcément une augmentation des prix ». « On achètera plus cher », a-t-il indiqué, tout en précisant que cela « ne veut pas dire qu'on va aller vendre plus cher ».

Ces perspectives interviennent dans un contexte où le pouvoir d'achat des ménages reste une préoccupation majeure. Les négociations commerciales, qui s'ouvriront en décembre, s'annoncent donc tendues, alors que les distributeurs cherchent à limiter la répercussion des hausses sur les prix en rayon. Les consommateurs pourraient toutefois constater dès le printemps prochain l'effet de ces discussions sur leur panier moyen.

Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.