Un couple franco-suisse a vu ses vacances se terminer par une très lourde facture. Alors qu'il rentrait d'un séjour en Italie, il s'est arrêté dans une station-service pour faire le plein d'essence. Mais le carburant distribué par la pompe était en réalité du gazole, également appelé gasoil, toute la cuve étant remplie de ce carburant. Résultat: le moteur du véhicule a rendu l'âme et le couple doit désormais débourser 8 500 euros pour le faire remplacer.
La mésaventure s'est produite dans une station-service italienne, alors que le couple regagnait son domicile après son séjour. Les automobilistes pensaient faire le plein d'essence, mais la pompe était reliée à une cuve contenant du gazole. L'erreur n'a été découverte qu'après le ravitaillement, lorsque le moteur a commencé à donner des signes de faiblesse avant de s'arrêter définitivement.
Sur place, le diagnostic est sans appel. Le gazole introduit dans un moteur à essence a provoqué des dommages importants. Pour reprendre la route, le couple doit faire remplacer le moteur, une intervention dont le devis atteint 8 500 euros. Cette dépense imprévue vient s'ajouter à la fin d'un voyage qui s'annonçait paisible.
Ce type d'incident rappelle que l'essence et le gazole ne sont pas interchangeables. Le gazole injecté dans un moteur à essence peut provoquer une combustion inadaptée, un encrassement des injecteurs et, dans les cas les plus graves, une casse mécanique. Les garagistes recommandent en général de ne pas redémarrer le véhicule après un tel plein et de faire vidanger le réservoir au plus vite. Plus le moteur tourne avec le mauvais carburant, plus les dégâts risquent d'être importants.
Dans cette affaire, la responsabilité de la station-service paraît engagée, puisque c'est la cuve de la pompe qui contenait le mauvais carburant. Les automobilistes victimes d'une telle erreur peuvent en principe demander une indemnisation au propriétaire de l'installation, faire une déclaration auprès de leur assurance et conserver toutes les factures liées à la réparation. Ils peuvent aussi saisir une association de consommateurs si le litige n'est pas réglé à l'amiable.
Pour appuyer une demande de prise en charge, il est utile de conserver le ticket de caisse, de photographier la pompe et de noter l'heure du ravitaillement. Ces éléments permettent souvent d'établir que l'erreur venait bien de l'installation et non de l'automobiliste. En cas de doute au moment de faire le plein, il est conseillé de ne pas insérer le pistolet et de demander de l'aide au personnel de la station.
Cette histoire n'est malheureusement pas isolée. Chaque année, des automobilistes confondent les carburants, même si les pistolets et les trappes à carburant sont normalement conçus pour limiter ce genre d'erreur. Dans ce dossier, la confusion ne vient pas du conducteur, mais de la station-service elle-même, ce qui rend la situation d'autant plus difficile à accepter.
En attendant, la facture de 8 500 euros pour le remplacement du moteur illustre le coût élevé que peut entraîner une simple erreur de ravitaillement. Le couple espère sans doute obtenir une prise en charge de sa réparation, mais la mésaventure restera un très mauvais souvenir de vacances.



