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Stéphane Plaza condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis pour violences conjugales

La cour d'appel de Paris a alourdi la peine de l'ancien animateur de M6, reconnu coupable de violences sur deux anciennes compagnes. Ses avocats annoncent un pourvoi en cassation.

Stéphane Plaza condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis pour violences conjugales
Stéphane Plaza : L’ancien animateur télé condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis pour violences conjugales

Stéphane Plaza a été condamné en appel à dix-huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales. La cour d'appel de Paris a reconnu l'ancien animateur de télévision coupable de violences envers deux anciennes compagnes, alors qu'il avait été relaxé dans l'un des deux dossiers en première instance.

En février 2025, l'ancien animateur vedette de M6 avait été condamné à un an de prison avec sursis pour des violences physiques et psychologiques commises entre 2018 et 2022 sur Amandine. Au cours d'un conflit, l'homme de 56 ans lui avait notamment cassé un doigt et luxé deux autres. La peine prononcée en appel est également supérieure aux réquisitions du parquet général, qui avait requis le 1er juillet six mois de prison avec sursis probatoire.

L'avocate générale, Nadine Perrin, avait estimé que les éléments de « violences psychologiques » n'étaient « pas suffisants » concernant la seconde plaignante, prénommée Paola, et avait demandé qu'il ne soit pas condamné pour ces faits. La cour a finalement suivi une analyse différente. « La cour vous a jugé comme n'importe quel justiciable », a assuré à l'ex-star de M6 la présidente de la juridiction d'appel en rendant sa décision. Elle a notamment noté que les déclarations des deux plaignantes étaient « précises, concordantes, corroborées par les investigations ».

« Il n'y a aucun élément dans le dossier qui permette de penser que ces deux femmes étaient sujettes à l'affabulation », a ajouté la cour, laquelle a souligné ne pas avoir « trouvé dans le dossier un début de commencement de preuve qu'elles auraient pu s'entendre ou qu'elles aient fomenté une vengeance ». Les magistrats ont également relevé que les déclarations de l'accusé avaient été « parfois évolutives, parfois mensongères et parfois en contradiction avec les éléments de l'enquête ».

Benjamin Chouai, l'un des avocats d'Amandine, avait fustigé dans sa plaidoirie l'« insincérité » de Stéphane Plaza, qui s'était pendant le procès « plutôt qualifié d'un beauf, d'un goujat, d'un menteur, d'une personnalité infidèle, d'un type avec un humour un peu lourd, de répétition ». Il a dénoncé un « continuum de violences ».

« Il n'y a jamais eu, ni envers Amandine, ni aucune autre femme, de violences », avait de son côté plaidé Antonin Gravelin-Rodriguez, le conseil de l'ex-animateur. Pendant le procès, ce dernier avait notamment argué que l'épisode au cours duquel il avait cassé un doigt à son ancienne compagne relevait de « violences involontaires ».

À l'issue de l'audience, ses avocats ont dénoncé une « motivation manifestement erronée et contradictoire » et annoncé un pourvoi en cassation. Cette décision marque un tournant judiciaire pour l'ancien animateur, qui avait été relaxé dans l'un des deux dossiers en première instance. La cour d'appel a finalement retenu l'ensemble des faits de violences conjugales, alourdissant sensiblement la sanction initiale.

Mathieu Blanchard

Auteur

Correspondant international

Mathieu Blanchard couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.