Société 3 min de lecture Par Pauline Delorme
Un policier des Yvelines écroué pour préparation d'acte de terrorisme
Un gardien de la paix de 35 ans, adhérant à une idéologie d'ultradroite radicale violente, a été mis en examen et placé en détention provisoire pour préparation individuelle d'un acte de terrorisme et fabrication d'armes.
Un fonctionnaire de police affecté dans les Yvelines a été mis en examen et écroué, soupçonné d'avoir préparé un acte de terrorisme contre les intérêts de l'État. Le gardien de la paix, âgé de 35 ans, est décrit comme « adhérant à une idéologie d'ultradroite radicale violente » par une source proche du dossier.
L'homme avait été interpellé le 23 août à la sortie de son travail par la Sous-Direction antiterroriste (Sdat). Selon les éléments recueillis, il est soupçonné d'avoir envisagé des attaques violentes visant des intérêts de l'État, voire les forces de l'ordre elles-mêmes. Il a été placé en détention provisoire à Paris.
Le Parquet national antiterroriste a confirmé l'ouverture, le 27 août, d'une information judiciaire. Les chefs retenus incluent la préparation individuelle à la commission d'un acte de terrorisme, la fabrication ou le commerce sans autorisation d'armes de catégorie A ou B en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que la provocation au terrorisme en ligne.
Les enquêteurs se sont particulièrement intéressés à ses activités numériques et à la possible fabrication d'armes à l'aide d'une imprimante 3D. Des éléments d'armes auraient été découverts lors de perquisitions menées à son domicile et dans son véhicule. Ces découvertes ont renforcé les soupçons pesant sur le fonctionnaire, qui exerçait au sein des forces de l'ordre tout en préparant, selon les investigations, des actions violentes contre les institutions.
À ce stade de la procédure, le policier est le seul mis en examen dans cette affaire. Ses avocats n'avaient pas répondu aux sollicitations de l'Agence France-Presse jeudi soir. L'enquête se poursuit pour établir l'ensemble des projets qu'il aurait pu préparer et identifier d'éventuels complices.
Cette affaire illustre la vigilance des autorités face à la menace d'ultradroite, un phénomène qui préoccupe les services de renseignement depuis plusieurs années. L'infiltration supposée d'un membre des forces de l'ordre dans une mouvance radicale constitue un facteur aggravant, dans la mesure où elle pourrait faciliter l'accès à des informations sensibles ou à des équipements.
La Sous-Direction antiterroriste, chargée de l'enquête, a procédé à l'interpellation à l'issue de sa journée de travail, une opération qui visait à éviter tout risque de passage à l'acte imminent. Les investigations se poursuivent sous l'autorité du Parquet national antiterroriste, qui n'a pas souhaité communiquer davantage sur les motivations précises du suspect ni sur d'éventuelles cibles identifiées.




