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Gabriel Attal propose une primaire des démocrates, Philippe et Retailleau restent réticents

Candidat Renaissance à la présidentielle de 2027, Gabriel Attal plaide pour une primaire élargie afin d’éviter un second tour entre LFI et RN. Horizons et Les Républicains accueillent l’idée avec réserve.

Gabriel Attal propose une primaire des démocrates, Philippe et Retailleau restent réticents
Présidentielle 2027 : Attal veut une « primaire des démocrates », Philippe et Retailleau réticents

Gabriel Attal, candidat de Renaissance à la présidentielle de 2027, a proposé mercredi l’organisation d’une « primaire des démocrates » avant le scrutin. Son objectif affiché : empêcher que le second tour oppose La France insoumise au Rassemblement national. Une initiative qui intervient alors que les sondages ne lui sont pas favorables dans la course à l’Élysée.

Interrogé sur TF1, le secrétaire général de Renaissance a appelé à « organiser le rassemblement auquel des millions de Français aspirent à travers une grande primaire », afin de redonner « de l’espoir à tant de Français qui aujourd’hui doutent et ne croient plus qu’il soit possible d’empêcher un deuxième tour dont notre pays ne se relèverait pas ». Il a ajouté être « convaincu que ceux qui feront le choix de rester à l’écart de ce moment de rassemblement » porteront une part de responsabilité dans la division.

Le message vise directement Édouard Philippe, dont le camp Horizons a réagi négativement. Le président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale, Laurent Marcangeli, a jugé que ce « en même temps » était « aussi cafouilleux que hasardeux » et ne permettrait pas d’éviter un duel RN-LFI. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron se distinguent pourtant de l’exécutif, mais leur fin de mandat, marquée par les violences autour des manifestations du 17 octobre, pèse sur leur image.

Accueil tout aussi froid du côté de Bruno Retailleau, candidat des Républicains. Son entourage estime que « le projet de primaire d’Attal est mort-né » parce qu’il ne fixe pas clairement le périmètre de la consultation et n’exclut pas Raphaël Glucksmann. Selon la même source, une primaire allant de Glucksmann à Retailleau reviendrait à « repartir pour cinq ans d’“en même temps” », une formule qui, selon elle, ne profiterait qu’à Marine Le Pen.

Le candidat de Nouvelle Énergie, David Lisnard, s’est au contraire félicité que l’idée d’une primaire ouverte, qu’il défend depuis deux ans, progresse. Il a demandé à ses opposants de fournir « un seul argument valable », tout en prévenant qu’il faut « se dépêcher car bientôt il sera trop tard ».

Pour Gabriel Attal, cette prise de position marque un pas nouveau. Pendant des mois, il s’était contenté de dire qu’il n’était « pas opposé par principe » à une primaire. Candidat déclaré depuis cinq mois, il n’est pas parvenu à inverser la tendance des sondages face à Édouard Philippe. Ce dernier n’apparaît toutefois plus qualifié pour le second tour dans les derniers sondages, un signal qui illustre la fragmentation du camp central à l’approche de 2027.

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Rémi Lefèvre

Auteur

Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.