Politique 3 min de lecture Par Mathieu Blanchard
Gadi Eisenkot en tête de justesse face au bloc de Nétanyahou en Israël
Selon les premières estimations des législatives israéliennes, le « bloc du changement » mené par Gadi Eisenkot dispose d'une légère avance sur la coalition sortante de Benyamin Nétanyahou, sans que la formation d'une majorité ne soit acquise.
Le « bloc du changement », emmené par le centriste Gadi Eisenkot, dispose d'une avance de quelques sièges sur la coalition sortante du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, selon les premières estimations des élections législatives israéliennes. Pour autant, la configuration d'une future majorité reste entièrement incertaine.
À Tel-Aviv, les opposants au chef du gouvernement ont accueilli ces premiers résultats avec une joie contenue. Plusieurs d'entre eux ont exprimé un sentiment mêlé, entre soulagement, inquiétude et désarroi face à une situation politique encore ouverte, comme le montre le reportage de franceinfo réalisé sur place. Le titre de ce reportage résume bien cet état d'esprit : « Je suis heureuse, inquiète et un peu perdue ».
Au moment de ces premières projections, aucun camp ne dispose d'une majorité claire. Selon le quotidien israélien Haaretz, cité par RFI, le bloc de Benyamin Nétanyahou était en tête après le dépouillement d'environ la moitié des bulletins, avant que les estimations ne redessinent un duel serré. Les deux rivaux, donnés à égalité, se sont tous deux déclarés prêts à former un gouvernement, ce qui laisse présager de longues et intenses tractations entre les formations politiques.
La participation a été exceptionnelle, approchant les 80 %, un niveau record depuis 1999 selon les informations relayées par RFI. Le scrutin s'est tenu le 27 octobre, et cette forte mobilisation n'a pas suffi à départager nettement les deux camps. La Croix évoque d'ailleurs le spectre d'une impasse politique à l'issue de ces législatives qualifiées d'historiques.
Les voix des partis arabes, crédités d'un score record, pourraient jouer un rôle déterminant pour l'opposition, selon l'analyse publiée par La Croix. Le Premier ministre sortant, qui s'apprêtait à s'adresser à ses partisans lors du rassemblement organisé à Jérusalem le soir des élections, n'a donc pas encore de majorité assurée. Dans ce contexte, le média Courrier international décrit le pays comme étant « dans l'impasse politique », faute de majorité claire à l'issue du scrutin.
Ces résultats préliminaires devront être confirmés par le dépouillement complet des bulletins. D'ici là, les négociations entre les différentes formations détermineront la capacité de l'un ou l'autre camp à réunir une majorité et à former un gouvernement, dans un paysage politique que les premières estimations laissent largement ouvert.
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