Société 3 min de lecture Par Noémie Weber
Un rapport demande de déclarer le changement climatique « urgence sanitaire mondiale »
Une étude publiée dans The Lancet estime que le changement climatique a causé 3 millions de morts supplémentaires entre 2016 et 2023 et réclame qu’il soit reconnu comme urgence sanitaire mondiale.
Le changement climatique doit être déclaré « urgence sanitaire mondiale » afin de financer l’adaptation des systèmes de santé et des économies, selon une étude publiée mardi 27 octobre dans la revue médicale britannique The Lancet. Ses auteurs estiment que le phénomène a causé 3 millions de morts supplémentaires entre 2016 et 2023 et qu’il coûte 1 000 milliards de dollars par an.
Le rapport, présenté comme une référence sur les liens entre santé et climat, a été relayé le lendemain par plusieurs médias, dont RFI, qui le rattache au programme Lancet Countdown. Selon ses conclusions, des progrès sont enregistrés grâce au déploiement des énergies propres et au renforcement des législations. Les effets néfastes du réchauffement sur la santé augmentent cependant plus vite que les mesures prises pour y remédier, ce qui constitue le cœur de l’alerte lancée par les chercheurs.
En réclamant que le changement climatique soit reconnu comme « urgence sanitaire mondiale », la communauté scientifique cherche à donner une portée politique et financière à la question sanitaire. Cette qualification vise à mobiliser des moyens pour adapter les hôpitaux, les services de soins et l’ensemble des économies aux conséquences du réchauffement. Le texte pointe notamment les vagues de chaleur, dont les pics accentuent la pression sur les services d’urgence, comme l’illustre une photographie publiée avec l’un des articles consacrés au rapport, prise lors de la journée la plus chaude jamais enregistrée en France depuis le début des relevés, en 1947, à l’hôpital universitaire Pellegrin de Bordeaux, le 23 juin 2026.
Le même jour, à Paris, une autre image diffusée en lien avec le sujet montre des visiteurs protégés de la chaleur lors d’un épisode de températures élevées survenu dès la fin juin 2026. Ces épisodes précoces et inhabituellement intenses illustrent, selon les éléments relayés, la manière dont le changement climatique transforme les étés sur le continent qui se réchauffe le plus vite.
Plusieurs médias ont repris ces chiffres, en soulignant le nombre élevé de décès attribués au climat sur la période étudiée. Les auteurs insistent sur le fait que l’action publique doit désormais suivre le rythme de l’aggravation des risques sanitaires, faute de quoi le coût humain et économique continuera de croître. Les dossiers à venir, notamment sur les financements d’adaptation, diront si cet appel se traduit en décisions concrètes.
7




