Udata

mardi 27 octobre 2026 · Paris

Rechercher

Société 2 min de lecture Par

Près de quatre élèves de CE2 sur dix disent avoir subi des violences sexuelles à l'école

Une enquête de l'Éducation nationale révèle que des élèves de CE2, CM1 et CM2 déclarent avoir été victimes de violences sexuelles dans leur établissement, dont 22 % de baisers, attouchements ou caresses non consentis.

Près de quatre élèves de CE2 sur dix disent avoir subi des violences sexuelles à l'école
Près d’un élève de CE2 sur deux affirme avoir subi des violences sexuelles à l'école

Une enquête de l'Éducation nationale révèle qu'une part importante des élèves de CE2, CM1 et CM2 déclare avoir subi une forme de violence sexuelle à l'école. Selon les données rapportées, un tiers des enfants interrogés affirme avoir été confronté à au moins une forme de violence sexuelle dans son établissement. Chez les élèves de CE2, la proportion est nettement plus élevée : près de quatre sur dix disent avoir vécu de tels faits.

Dans le détail, 22 % des élèves interrogés affirment que quelqu'un a essayé de les embrasser, de les toucher ou de les caresser sans leur accord dans leur établissement. Selon une autre présentation des résultats, 29 % des élèves de CE2 déclarent que quelqu'un a tenté de les embrasser, de les toucher ou de les caresser sans leur accord, et 28 % disent avoir été victimes de voyeurisme dans les toilettes. L'étude ne précise pas l'âge des auteurs de ces faits, ce qui limite la lecture que l'on peut en faire : les données décrivent des déclarations d'élèves, sans indiquer qui sont les personnes mises en cause.

Ces résultats, publiés à la fin du mois d'octobre, mettent en lumière l'ampleur d'un phénomène longtemps resté peu visible dans les établissements primaires. Ils rappellent que les violences sexuelles ne concernent pas seulement les collèges et les lycées, mais touchent aussi des enfants de huit ou neuf ans, en pleine scolarité élémentaire. Pour les familles comme pour les équipes éducatives, la question de la parole de l'enfant, de sa capacité à signaler ce qu'il vit et de la façon dont les adultes recueillent ces signalements devient centrale.

La prévention et la prise en charge restent au cœur du débat. Les données de l'enquête ne permettent pas, à elles seules, de mesurer l'évolution de ces situations dans le temps ni de dire combien de signalements ont donné lieu à une suite. Elles indiquent en revanche un besoin de repérage précoce, de formation des personnels et d'information des élèves sur le respect de leur corps et sur leur droit de dire non, des sujets que les autorités éducatives sont appelées à traiter dans les établissements.

5Vues

Noémie Weber

Auteur

Journaliste société

Noémie Weber couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.