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dimanche 20 septembre 2026 · Paris

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Politique 4 min de lecture Par

Présidentielle 2027 : Jérôme Guedj juge que le PS est allé « vite en besogne » en suspendant Philippe Brun

Le député socialiste Jérôme Guedj critique la suspension de Philippe Brun de la primaire socialiste, qualifiant la décision d'« extrêmement violente » alors que ce dernier est visé par des accusations de violences.

Présidentielle 2027 : Jérôme Guedj juge que le PS est allé « vite en besogne » en suspendant Philippe Brun
EN DIRECT - Accusations contre Philippe Brun : Jérôme Guedj estime que le PS est allé «vite en besogne» en le suspendant

Le député socialiste Jérôme Guedj a vivement critiqué la décision du Parti socialiste de suspendre Philippe Brun de la primaire sociale-démocrate en vue de l'élection présidentielle de 2027. Selon lui, la formation politique est allée « vite en besogne » en écartant son concurrent, visé par des accusations de violences formulées par une ancienne collaboratrice.

Dans une déclaration rapportée par plusieurs médias, l'élu de l'Essonne a qualifié cette mise à l'écart d'« extrêmement violente ». Il a dénoncé une procédure « brutale » qui, selon lui, porte atteinte aux principes de justice et de présomption d'innocence. Philippe Brun, député socialiste de l'Eure et candidat déclaré à la primaire, a été suspendu par sa formation « en raison d'accusations de violences », une décision provisoire annoncée en septembre 2026.

Cette suspension intervient dans un contexte de forte tension au sein de la gauche à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. La primaire socialiste, censée désigner un candidat commun, se trouve perturbée par cette affaire qui divise les cadres du parti. Jérôme Guedj, lui-même candidat à cette primaire, a estimé que la direction socialiste aurait dû attendre les conclusions d'une éventuelle enquête avant de prendre une mesure aussi lourde de conséquences pour l'avenir politique de Philippe Brun.

L'affaire a éclaté après que l'ancienne collaboratrice de Philippe Brun a porté des accusations de violences à son encontre. Le parti a réagi en suspendant l'élu de ses fonctions internes et de sa participation à la primaire, une décision qualifiée de provisoire. Philippe Brun, qui conteste les faits qui lui sont reprochés, n'a pas encore annoncé s'il entendait contester cette suspension devant les instances du parti.

Pour Jérôme Guedj, la rapidité de la décision risque d'affaiblir le processus démocratique interne au PS. Il a souligné que la primaire doit permettre un débat serein entre les candidats et que l'exclusion précipitée de l'un d'entre eux pourrait être perçue comme une manoeuvre politique. Ses propos rejoignent ceux d'autres figures de la gauche qui s'inquiètent d'une justice expéditive au sein des partis.

La direction du Parti socialiste n'a pas encore réagi publiquement aux critiques de Jérôme Guedj. Elle a justifié sa décision par la nécessité de protéger les victimes présumées et de préserver l'image du parti dans un contexte médiatique sensible. Cette affaire intervient alors que plusieurs candidatures se dessinent à gauche pour 2027, notamment celle de Raphaël Glucksmann, qui a proposé de tripler le chèque énergie, ou celle de Nicolas Dupont-Aignan, qui a officialisé sa candidature.

Le calendrier de la primaire socialiste pourrait être affecté par cette controverse. Les partisans de Philippe Brun dénoncent une décision prise sans débat approfondi, tandis que ses détracteurs estiment que le parti ne pouvait pas rester inactif face à des accusations graves. Jérôme Guedj appelle à une réunion des instances pour clarifier les règles et garantir un traitement équitable de tous les candidats.

Cette crise interne survient à un moment où la gauche cherche à s'unir pour affronter la majorité présidentielle en 2027. Les divisions autour de l'affaire Brun pourraient compliquer les négociations en vue d'une candidature commune. Pour l'heure, Philippe Brun reste suspendu et sa participation à la primaire est compromise, une situation que Jérôme Guedj juge « extrêmement violente » pour l'intéressé et pour le débat démocratique au sein du parti.

Rémi Lefèvre

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Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.