Politique 4 min de lecture Par Rémi Lefèvre
Primaire à gauche : Emmanuel Maurel veut battre le RN avant tout
Le député Emmanuel Maurel, cofondateur de la Gauche républicaine et socialiste, participe au premier débat de la primaire de gauche aux côtés de Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj. Il défend la démondialisation et un emprunt national pour la transition écologique.
Emmanuel Maurel, député et cofondateur de la Gauche républicaine et socialiste, participe ce mercredi 23 septembre 2026 au premier grand débat de la primaire de gauche. Il y affronte Raphaël Glucksmann de Place publique, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, Ségolène Royal et le député Jérôme Guedj. Cette première confrontation télévisée, organisée sur LCI, intervient à quelques semaines du scrutin qui doit désigner le candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 2027.
Pour Emmanuel Maurel, l'objectif de cette primaire dépasse les clivages internes à la gauche. « L'enjeu est d'aller battre le RN », affirme-t-il, alors que l'extrême droite fait la course en tête dans les intentions de vote pour la présidentielle. Le député fait le pari d'un débat apaisé, centré sur les propositions plutôt que sur les querelles de personnes, afin de construire une alternative crédible face au Rassemblement national.
Le candidat de la Gauche républicaine et socialiste entend porter ses idées pour redresser le pays. Il défend notamment la démondialisation, qu'il présente comme une réponse aux déséquilibres économiques et aux délocalisations. Il propose également un emprunt national destiné à financer la transition écologique et la réindustrialisation des territoires, deux chantiers qu'il juge indispensables pour créer des emplois et réduire la dépendance de la France aux chaînes de production étrangères.
Ce premier débat de la primaire doit permettre aux cinq candidats de se positionner sur les grands sujets du moment. Selon les sources disponibles, les échanges ont porté sur la situation géopolitique, notamment Israël, la guerre à Gaza et la sécurité de la France face à la Russie. Les candidats ont également abordé le pouvoir d'achat, avec des propositions comme l'augmentation des salaires, le blocage des prix, la taxation des méga-héritages et des superprofits. Sur la situation à Gaza, Ségolène Royal a rappelé à Raphaël Glucksmann que si les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide.
La primaire de gauche, baptisée « Choisir 2027 », doit désigner un candidat unique pour affronter l'extrême droite et la majorité sortante. Elle se déroule dans un contexte tendu pour le Parti socialiste, où l'exclusion de Philippe Brun a provoqué une controverse. Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté mercredi 23 septembre la demande de réintégration de Philippe Brun au PS et à la primaire. Accusé de violences par une ex-collaboratrice, l'élu socialiste conteste la procédure et dénonce un « coup monté » contre Olivier Faure.
Pour Emmanuel Maurel, la priorité reste la construction d'un projet commun capable de rassembler au-delà des appareils. Il mise sur un débat apaisé pour faire émerger des solutions concrètes et éviter les divisions qui ont affaibli la gauche lors des précédents scrutins. Sa participation à cette primaire s'inscrit dans une stratégie de rassemblement des forces de gauche, républicaines et écologistes, autour d'un programme de rupture avec la mondialisation libérale.
Les cinq candidats se retrouveront lors d'autres débats avant le vote des militants et des sympathisants. Le calendrier de la primaire doit permettre aux électeurs de gauche de choisir leur représentant pour la présidentielle de 2027. Pour Emmanuel Maurel, l'essentiel est de proposer une alternative crédible et de battre le Rassemblement national, qu'il considère comme la principale menace pour la République.
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