Udata

mercredi 4 novembre 2026 · Paris

Rechercher

Politique 3 min de lecture Par

Retailleau juge qu’une primaire sera sans doute nécessaire en début d’année 2027

Le candidat Les Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau, estime qu’une primaire à droite et au centre sera sans doute nécessaire dès le début de l’année prochaine et propose trois débats d’ici la fin de 2026.

Retailleau juge qu’une primaire sera sans doute nécessaire en début d’année 2027
© 20minutes.fr

Bruno Retailleau estime désormais qu’une primaire sera sans doute nécessaire en début d’année prochaine pour départager les candidats de la droite et du centre à l’élection présidentielle de 2027. Le candidat Les Républicains l’a affirmé mardi soir sur BFMTV, en plaidant pour un accord rapide sur ce principe.

Le sénateur de Vendée souhaite par ailleurs l’organisation de trois débats d’ici la fin de l’année, diffusés sur trois chaînes différentes et consacrés respectivement au pouvoir d’achat, au régalien et à l’écologie. Ces rendez-vous doivent permettre de confronter les candidats de la droite et du centre en attendant un accord sur la primaire.

Le sénateur rejoint ainsi l’appel lancé au printemps par David Lisnard, maire de Cannes, puis repris la semaine dernière par Gabriel Attal. Il reconnaît que le mécanisme qu’il imaginait初始 ne fonctionne pas : « J’imaginais que les sondages pouvaient nous départager. C’est pas parti pour ça », a-t-il expliqué, admettant que les enquêtes d’opinion ne permettent pas, pour l’instant, de dégager un favori clair.

Selon sa lecture d’un sondage Ifop pour LCI publié mardi, les quatre candidats déclarés restent sous la barre des 10 %. Ce même sondage place Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en position de se qualifier pour le second tour, tandis que les candidats de droite, du centre et de gauche peinent à décoller. Le contraste est net : la dynamique du moment profite aux extrêmes, pendant que les prétendants issus des partis de gouvernement stagnent.

Le refus d’Edouard Philippe reste le principal obstacle. L’ancien Premier ministre a réaffirmé dimanche son opposition à une primaire, mais Bruno Retailleau assure qu’il « sera contraint à un moment ou un autre de l’accepter ». Le président des Républicains pose une alternative claire : « Ou bien on est départagés par un vote démocratique, ou bien moi j’irai jusqu’au bout ». Il met ainsi la pression sur son rival, qui reste seul candidat déclaré à rejeter ouvertement ce principe.

Bruno Retailleau propose de limiter cette primaire aux quatre candidats déjà déclarés : Edouard Philippe, Gabriel Attal, David Lisnard et lui-même. Il défend cette restriction au nom de la qualité des débats : « Il faut des débats où on puisse aller au fond et pour aller au fond, c’est difficile d’être plus de quatre ». Il écarte ainsi toute participation de Raphaël Glucksmann, pourtant vainqueur de la primaire de la gauche, ce qui dessine une compétition strictement cantonnée à la droite et au centre.

Cette séquence intervient alors que David Lisnard, selon certains sondages, dépasse désormais le président des Républicains, ce qui alimente les interrogations sur la solidité de sa candidature. La question de savoir si cette dynamique d’automne s’installera dans la durée reste ouverte, et la primaire apparaît comme le moyen privilégié par plusieurs responsables de la droite et du centre pour trancher entre eux.

4Vues

Pauline Delorme

Auteur

Rédactrice culture

Pauline Delorme couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.