Société 3 min de lecture Par Pauline Delorme
Une cargaison de cocaïne jetée en mer attire les curieux sur les plages landaises et girondines
Une cargaison de 15 tonnes de cocaïne serait à la dérive dans le golfe de Gascogne. Les gendarmes multiplient les patrouilles sur le littoral aquitain pour empêcher les ramassages, tandis que plusieurs plages sont fermées.
Une cargaison de 15 tonnes de cocaïne serait à la dérive dans le golfe de Gascogne, et l’annonce de ce chargement jeté à la mer attire de nombreux curieux sur les plages d’Aquitaine. Face à cet afflux, les gendarmes multiplient les patrouilles terrestres, nautiques et aériennes afin de retrouver les ballots avant qu’ils ne soient récupérés par des particuliers.
Selon la gendarmerie de Gironde, interrogée par 20 Minutes, les abords du littoral sont fréquentés par un public qui ne vient pas pour les coquillages. « Ce ne sont pas des badauds qui viennent ramasser du coquillage mais qui sont intéressés par la marchandise », ironise l’institution, qui relève notamment, ce mercredi, « un attroupement assez conséquent sur les plages ». L’information selon laquelle des convoyeurs de cocaïne auraient jeté 15 tonnes de leur cargaison à la mer s’est rapidement répandue, poussant certains à inspecter le littoral atlantique, parfois à bord de motos tout-terrain ou de quads pour couvrir de plus grandes distances.
Pour limiter ces mouvements, la commune du Porge a interdit l’accès à ses plages à compter du 28 octobre 2026 et jusqu’à nouvel ordre. L’arrêté invoque la nécessité de prévenir tout risque lié à la présence de ces produits sur le littoral et d’empêcher les tentatives de récupération par des personnes non autorisées. La commune avait déjà connu ce type d’épisode en 2019, lorsque plusieurs paquets de cocaïne s’étaient échoués sur ses plages. Au total, plus de 144 kg avaient alors été récupérés entre le Pays basque et la Charente-Maritime.
Les gendarmes ont élargi leur dispositif à une bande littorale de 25 km, correspondant à la géographie des plages interdites autour du centre d’essais des Landes (CEL) à Biscarrosse. « Le renseignement nous laissait croire que les ballots pouvaient atterrir à cet endroit-là », explique la gendarmerie. Deux hélicoptères ont été mobilisés depuis mardi pour surveiller les plages et l’océan, sans succès à ce stade. « On n’a rien repéré de particulier, donc on part du principe aujourd’hui que le renseignement n’était pas fiable et que, sauf surprise, il y a peu de chance que les ballots arrivent jusque chez nous. »
La surveillance et les contrôles se poursuivent néanmoins à proximité du CEL, où l’accès est interdit. Ceux qui s’y risquent sont contrôlés, notamment par la gendarmerie de l’armement, et certains sont verbalisés. Mercredi, une dernière surveillance a été menée par hélicoptère, et jeudi les contrôles sont assurés uniquement par des gendarmes à pied.
Rappelons que la loi punit lourdement ce type d’infraction : « le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants sont punis de dix ans d’emprisonnement et de 7.500.000 euros d’amende ». Les autorités demandent à toute personne qui tomberait sur un ballot de ne pas le toucher et de contacter les forces de l’ordre.
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