L’Espagne a composté son billet pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en venant à bout de la Belgique (2-1), vendredi 10 juillet à Los Angeles. Un succès acquis dans les dernières minutes grâce à un but du remplaçant Mikel Merino, qui offre à la Roja une confrontation très attendue contre l’équipe de France. Les deux nations se retrouveront pour une place en finale, dans un remake de la demi-finale de l’Euro 2024, remportée par les Espagnols (2-1).
Le match a longtemps été dominé par l’Espagne, mais la Belgique a opposé une résistance farouche. Les hommes de Luis de la Fuente ont multiplié les occasions sans parvenir à trouver la faille, butant sur un bloc belge bien organisé et un gardien en état de grâce. C’est finalement Fabian Ruiz qui a débloqué la situation en première période, inscrivant un but qui a permis à son équipe de rentrer aux vestiaires sur un score de parité après l’égalisation belge. Le milieu de terrain du Paris Saint-Germain a une nouvelle fois confirmé son statut de porte-bonheur: il n’a jamais perdu un match sous le maillot de la Roja.
En seconde période, l’Espagne a poussé sans relâche, mais le verrou belge a tenu jusqu’à la 88e minute. Entré en jeu, Mikel Merino a surgi au second poteau pour reprendre un centre et offrir la victoire à son équipe. Ce but tardif rappelle celui qu’il avait inscrit en quart de finale de l’Euro 2024 contre l’Allemagne, confirmant son rôle de supersub décisif. La Belgique, qui avait pourtant bien résisté, s’incline et quitte le Mondial sur une note amère.
L’affiche entre la France et l’Espagne promet d’être électrique. Les deux équipes se connaissent parfaitement et entretiennent une rivalité sportive de haut niveau. En 2024, les Bleus avaient été éliminés par la Roja en demi-finale de l’Euro, un revers qui reste en travers de la gorge des joueurs de Didier Deschamps. Cette fois, les Français auront à cœur de prendre leur revanche et de décrocher une place en finale du Mondial. De son côté, l’Espagne arrive avec une confiance intacte, portée par une génération talentueuse.
Lamine Yamal, déjà décisif lors de l’Euro 2024, a affiché un discours combatif après la qualification. Interrogé sur la demi-finale à venir, le jeune attaquant espagnol a lancé: « S’ils doivent avoir peur de quelqu’un, c’est de nous. » Une déclaration qui ajoute une dose de tension à un choc déjà très attendu. Yamal, qui avait marqué contre la France il y a deux ans, sera l’une des principales menaces pour la défense tricolore.
La rencontre se déroulera dans un stade américain qui promet une ambiance bouillante. Les deux sélections ont montré des visages différents depuis le début du tournoi: la France a parfois peiné à convaincre, mais a su faire preuve de réalisme, tandis que l’Espagne a impressionné par sa maîtrise technique et sa capacité à renverser des situations difficiles. Les statistiques penchent légèrement en faveur de la Roja, qui reste sur une série impressionnante de victoires, mais les Bleus ont l’expérience des grands rendez-vous.
Au-delà de l’aspect sportif, cette demi-finale revêt une dimension symbolique. Elle oppose deux écoles de football: le jeu de possession espagnol, héritier du tiki-taka, face à la solidité défensive et la rapidité de transition française. Les observateurs s’attendent à un match tactique, où chaque détail pourrait faire la différence. Le vainqueur affrontera le gagnant de l’autre demi-finale, qui opposera l’Argentine au Brésil, dans un choc sud-américain tout aussi prometteur.
Pour les supporters français, l’espoir est permis. Les Bleus ont déjà montré par le passé qu’ils savaient répondre présents dans les moments cruciaux. Mais l’Espagne, forte de sa génération dorée et de sa confiance affichée, ne compte pas laisser passer sa chance. Le rendez-vous est pris pour une demi-finale qui s’annonce mémorable, sur les terres américaines où le football vit un engouement sans précédent.


