La 23e Coupe du monde de football s'est achevée dimanche au MetLife Stadium, près de New York, par un final à l'américaine. Avant le coup d'envoi de la finale entre l'Espagne et l'Argentine, les 80 000 spectateurs présents dans l'enceinte et les milliards de téléspectateurs à travers le monde ont assisté à un défilé de stars lors d'une cérémonie de clôture spectaculaire. Le show, inspiré du « halftime show » du Super Bowl, a mêlé musique, discours et apparitions de célébrités internationales, avant que l'Espagne ne s'impose 1-0 après prolongation.

Les festivités ont débuté par une performance du streamer américain IShowSpeed, suivi par plus de 160 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux. Accompagné de percussionnistes et de danseurs, il a lancé le spectacle sur une vaste bâche déployée au sol, représentant des gratte-ciel et des monuments new-yorkais célèbres, comme la statue de la Liberté. Les rappeurs Post Malone, vêtu d'un jean et coiffé d'un chapeau de cow-boy, et Swae Lee ont ensuite enchaîné, chantant séparément puis en duo, sous les acclamations du public.

La cérémonie protocolaire a vu la chanteuse et actrice oscarisée Jennifer Hudson interpréter l'hymne américain, arborant une veste blanche agrémentée de rubans aux couleurs du drapeau des États-Unis. Puis, Robbie Williams, Laura Pausini et Nicole Scherzinger, tous vêtus de bleu, ont entonné « Desire », l'hymne officiel de la Fifa. Le trophée de la Coupe du monde a été apporté sur la pelouse par les anciens champions du monde Mario Kempes (Argentine, 1978) et Andres Iniesta (Espagne, 2010), un moment chargé d'émotion pour les deux nations finalistes.

Tom Cruise a fait une apparition remarquée, mais sans cascade spectaculaire. Contrairement à sa descente en rappel du toit du stade lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024, la star hollywoodienne s'est contentée d'un discours à la gloire du football. « La mission n'avait rien d'impossible », a-t-il déclaré, saluant l'esprit du jeu et l'unité des fans du monde entier. Les tribunes étaient également garnies de célébrités, dont Zinédine Zidane, grand favori pour succéder à Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France, le prodige de la NBA Victor Wembanyama, et le couple vedette Timothée Chalamet et Kylie Jenner.

À la mi-temps de la rencontre, un concert de 11 minutes a été offert aux spectateurs, avec Madonna comme tête d'affiche. La chanteuse, connue pour ses performances énergiques, a enflammé le stade aux côtés d'autres artistes internationaux comme Shakira et Justin Bieber, ce dernier ayant rejoint le groupe BTS pour une prestation surprise. Ce show, digne du Super Bowl, a été salué par les fans comme un moment fort de la compétition, bien que la Fifa ait dérogé à la règle habituelle des 15 minutes de pause entre les deux périodes.

Le président américain Donald Trump a assisté à la finale depuis les tribunes, entouré de plusieurs membres de son administration. Sa présence a ajouté une dimension politique à l'événement, mais le show est resté centré sur le sport et le divertissement. La cérémonie de clôture a été conçue pour refléter la diversité culturelle des trois pays hôtes — Mexique, États-Unis et Canada —, avec des performances mêlant influences latines, nord-américaines et internationales.

Cette finale a marqué un tournant pour la Coupe du monde, élargie pour la première fois à 48 équipes, après cinq semaines de compétition et 104 matches. Le show de clôture, avec ses stars de la musique et du cinéma, a confirmé l'ambition de la Fifa de faire de cet événement un spectacle global, à l'image du Super Bowl américain. Les réactions des fans sur les réseaux sociaux ont été enthousiastes, beaucoup saluant la qualité des performances et l'organisation sans faille.

Au-delà du sport, cette cérémonie a illustré la capacité du football à rassembler des publics variés, des amateurs de musique aux passionnés de sport. Les organisateurs espèrent que ce modèle de show, mêlant sport et divertissement de masse, sera reproduit lors des prochaines éditions, notamment pour la Coupe du monde 2030, qui se déroulera dans six pays sur trois continents.