Le huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Paraguay, remporté samedi par les Bleus sur le score de 1-0, a laissé un goût amer à bien des observateurs. Si la victoire française est acquise grâce à un penalty transformé en fin de match, l'arbitrage de l'Ouzbek Ilgiz Tantashev et l'usage de l'assistance vidéo (VAR) soulèvent de sérieuses questions. Plusieurs gestes violents et provocations de la part des joueurs paraguayens, notamment à l'encontre de Kylian Mbappé, Jules Koundé et Bradley Barcola, n'ont donné lieu à aucune intervention de la VAR, alors que celle-ci est intervenue pour valider le penalty décisif.

Selon les images diffusées en direct et les commentaires de plusieurs médias sportifs, les attaquants français ont été la cible d'insultes, de coups et de tacles appuyés tout au long de la rencontre. Jules Koundé a notamment reçu un coup à la tête après un duel aérien, tandis que Bradley Barcola a été victime d'une semelle sur la cheville. Kylian Mbappé, pour sa part, a été régulièrement bousculé et insulté par les défenseurs paraguayens, sans que l'arbitre ne sorte de carton jaune ou rouge. La VAR, pourtant censée signaler les fautes graves non vues par l'arbitre central, est restée muette sur ces incidents.

Cette absence d'intervention contraste fortement avec le rôle actif de la VAR sur le penalty accordé à la France. Alors que l'arbitre Tantashev n'avait pas sifflé dans un premier temps, la VAR l'a rappelé pour visionner les images d'une main paraguayenne dans la surface, ce qui a conduit à la transformation du penalty par Kylian Mbappé. Cette décision, bien que conforme au règlement, a été perçue par certains comme une intervention sélective, la VAR n'ayant pas jugé utile de signaler les violences subies par les joueurs français.

La presse étrangère, notamment argentine, a critiqué le laxisme de l'arbitre ouzbek. Le quotidien sportif argentinOléa estimé que le Paraguay n'avait pas commis de fautes flagrantes, mais a reconnu que les provocations et les coups avaient été nombreux. D'autres médias ont souligné que l'arbitrage avait été « trop clément » envers les joueurs paraguayens, qui auraient dû écoper de plusieurs avertissements supplémentaires. Les supporters français, de leur côté, ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux, dénonçant un traitement inéquitable.

Cette polémique s'ajoute à une autre controverse qui agite la Coupe du monde 2026: l'annulation du carton rouge de l'attaquant américain Folarin Balogun par la commission de discipline de la Fifa. Cette décision, intervenue après une intervention présumée du président américain Donald Trump auprès de Gianni Infantino, a ouvert la voie à des accusations de favoritisme. La fédération française aurait déjà demandé à la Fifa de retirer le carton jaune adressé à Michael Olise, estimant qu'il était injustifié. Ces affaires jettent une ombre sur l'intégrité de l'arbitrage et de la gestion disciplinaire de la compétition.

Pour les Bleus, l'essentiel est ailleurs: ils se sont qualifiés pour les quarts de finale et affronteront le Maroc. Mais les questions sur l'arbitrage et le rôle de la VAR risquent de peser sur la suite du tournoi. Les joueurs français, interrogés en zone mixte, ont préféré ne pas s'étendre sur le sujet, se concentrant sur la performance collective. Cependant, plusieurs d'entre eux ont laissé entendre que les provocations paraguayennes avaient été « difficiles à gérer » et que l'arbitre aurait dû être plus ferme.

En attendant, la Fifa n'a pas commenté ces incidents. L'instance devra peut-être clarifier les critères d'intervention de la VAR pour éviter que de telles polémiques ne se reproduisent. Les prochains matchs de la France seront scrutés de près, tant sur le plan sportif que sur celui de l'arbitrage.

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Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata Stream l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.