Tadej Pogacar a inscrit son nom encore plus profondément dans l'histoire du cyclisme en remportant pour la cinquième fois le Tour de France, lors de la 113e édition disputée en juillet 2026. Le Slovène de l'équipe UAE Emirates - XRG rejoint ainsi les légendes Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, seuls autres coureurs à avoir accompli cet exploit. Mais pour le champion, ce succès ne serait pas complet sans le soutien de celle qu'il considère comme la personne la plus importante de sa vie: sa compagne Urška Žigart.
Urška Žigart, elle-même ancienne cycliste professionnelle, devrait être présente sur le podium final pour féliciter son compagnon. Pogačar a souvent souligné le rôle crucial de sa partenaire dans sa carrière, tant sur le plan personnel que sportif. Leur histoire, débutée il y a plusieurs années, est devenue un pilier de son équilibre. Interrogé sur leur rencontre, le champion avait confié avec humour qu'il était « un peu jeune pour moi » au début, avant que leur complicité ne se renforce.
La 113e édition du Tour de France a été marquée par la domination sans partage de Pogačar. Il a remporté cinq étapes et devancé largement le Belge Remco Evenepoel (Red Bull - Bora - Hansgrohe) au classement général. Evenepoel, lui-même impressionnant avec deux victoires d'étape et une deuxième place, n'a pas caché son admiration. En conférence de presse, il a déclaré avoir grandi et être fier de sa performance, saluant la supériorité du vainqueur. Le jeune Français Paul Seixas (Decathlon - CMA CGM), à seulement 19 ans, a complété le podium, incarnant l'avenir du cyclisme tricolore.
Avec cette cinquième victoire, Pogačar s'installe définitivement parmi les plus grands. Si certains débattent de sa place exacte par rapport à Anquetil, Merckx, Hinault et Indurain, son palmarès impressionnant parle de lui-même. À 27 ans, il a déjà remporté cinq Tours de France, plusieurs Monuments et des championnats du monde. La question n'est plus de savoir s'il est un champion, mais jusqu'où il peut aller. « J'ai plus d'expérience, je gère mieux mes émotions », a-t-il confié à l'issue de la course, expliquant sa facilité apparente.
L'ultime étape, une boucle écourtée autour de Paris avec l'ascension de la butte Montmartre, a offert un spectacle mémorable. Pogačar, déjà assuré du maillot jaune, a tenté de s'imposer pour ajouter une sixième victoire d'étape, mais la concurrence était rude. La foule massée sur les pavés parisiens a acclamé le quintuple vainqueur, qui a savouré ce moment avec son équipe et sa compagne. Son coéquipier et protégé Isaac Del Toro, adoubé pour lui succéder, a également marqué les esprits.
Au-delà des chiffres et des records, c'est l'histoire personnelle de Pogačar qui retient l'attention. Son attitude humble et son attachement à Urška Žigart contrastent avec sa dévorante ambition sur le vélo. Il la décrit comme son roc, celle qui lui permet de rester les pieds sur terre. Leur complicité, visible lors des cérémonies, humanise un champion que rien ne semble pouvoir arrêter. Urška, régulièrement mise en avant par le vainqueur, était attendue pour le féliciter sur la ligne d'arrivée, un moment très attendu par les fans.
Le Tour de France 2026 restera donc comme celui de la consécration pour Tadej Pogacar, mais aussi comme le rappel que derrière les exploits sportifs, il y a des hommes et des femmes qui partagent leur vie. Le cyclisme slovène, déjà fier de son prodige, peut célébrer un champion complet, aussi fort dans les cols que dans la vie. Avec cinq victoires, il fait désormais partie du club très fermé des quintuples vainqueurs, un exploit que seuls les plus grands ont réalisé. L'avenir s'annonce prometteur pour celui qui pourrait viser un sixième titre dans les années à venir.


