Le défenseur central de l'équipe de France William Saliba a joué l'ensemble de la Coupe du monde 2026 en souffrant d'une fracture du dos, une information révélée par RMC Sport et confirmée par plusieurs sources proches du joueur. Le titulaire d'Arsenal, âgé de 25 ans, a disputé les six matchs des Bleus dans la compétition malgré cette blessure sérieuse, avant que son corps ne finisse par lâcher lors de la demi-finale perdue face à l'Espagne (0-2) mardi 14 juillet.

Selon les informations recueillies, la fracture vertébrale aurait été diagnostiquée avant même le début du Mondial, mais le joueur et le staff médical auraient pris la décision de poursuivre la compétition. Saliba aurait reçu des injections antalgiques et suivi un protocole de gestion de la douleur pour tenir sa place. Ce sacrifice physique rappelle celui d'Adil Rami en 2018, qui avait joué avec une cheville fracturée lors du sacre mondial en Russie, même si le scénario a été moins heureux pour les Bleus cette année.

La sortie prématurée de Saliba en demi-finale, remplacé par Ibrahima Konaté à la 63e minute, avait suscité l'interrogation chez les observateurs. Le défenseur semblait souffrir et n'était pas dans son état normal, peinant à suivre le rythme imposé par les attaquants espagnols. Les examens médicaux réalisés après le match ont confirmé l'aggravation de sa blessure, rendant impossible sa participation à une éventuelle finale. L'équipe de France a été éliminée sur des buts de Lamine Yamal et Pedro Porro, deux joueurs espagnols qui ont depuis été ménagés à l'entraînement en vue de la finale contre l'Argentine.

Cette révélation relance le débat sur la gestion des joueurs en compétition internationale et la pression exercée sur les footballeurs de haut niveau. Les clubs professionnels, qui paient les salaires de ces athlètes, s'inquiètent régulièrement de voir leurs joueurs prendre des risques inconsidérés lors des tournois internationaux. Arsenal, qui n'a pas commenté officiellement, suivrait de près la situation de son défenseur, dont la valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros. La Fédération française de football (FFF) n'a pas encore communiqué sur les détails du protocole médical suivi.

Le cas Saliba s'inscrit dans une histoire plus large de sacrifices physiques dans le football de haut niveau. En 2014, le Brésilien Neymar avait joué avec une fracture vertébrale lors du Mondial organisé à domicile. En 2022, l'Argentin Ángel Di María avait disputé la finale contre la France avec une blessure musculaire non consolidée. Ces exemples montrent que les joueurs sont souvent prêts à mettre leur santé en jeu pour représenter leur pays, mais soulèvent des questions éthiques sur la responsabilité des encadrements techniques et médicaux.

L'équipe de France, désormais éliminée, doit digérer cette déception et préparer l'avenir. Le sélectionneur Didier Deschamps, dont le contrat court jusqu'en 2028, devra gérer les conséquences de cette révélation sur le moral du groupe. Saliba, considéré comme l'un des meilleurs défenseurs du monde, devrait nécessiter plusieurs semaines de repos avant de reprendre la compétition avec Arsenal. La Premier League reprend ses droits en août, et le club londonien espère pouvoir compter sur son joueur pour le début de saison.

En attendant, la finale du Mondial 2026 opposera l'Espagne à l'Argentine dimanche 19 juillet à New York. Une affiche inédite qui pourrait permettre à Lionel Messi de décrocher un deuxième titre mondial consécutif, tandis que la Roja vise sa deuxième étoile. Le président argentin Javier Milei, superstitieux, a annoncé qu'il ne se rendrait pas dans le New Jersey pour assister au match, préférant suivre son rituel télévisuel habituel.