Actualités 4 min de lecture Par Rémi Lefèvre
La justice américaine interdit l'apposition du nom de Donald Trump sur le Kennedy Center
Un juge fédéral a statué que le nom de Donald Trump ne peut pas être réaffiché sur le Kennedy Center sans l'accord du Congrès. En réponse, le conseil d'administration du centre culturel a voté sa fermeture immédiate, et Donald Trump menace de ne pas le rouvrir si son nom n'y figure pas.
Un juge fédéral américain a statué, mardi 15 septembre, que le nom de Donald Trump ne pouvait pas être réaffiché sur la façade du Kennedy Center, le principal centre culturel de Washington, sans contrevenir à une précédente décision de justice. Cette décision marque un nouvel épisode dans le conflit entre le président américain et l'institution culturelle, dont il cherche à faire apposer son nom sur l'édifice.
Quelques heures après cette décision judiciaire, le conseil d'administration du Kennedy Center, largement acquis à Donald Trump, a voté la fermeture immédiate de l'établissement. Selon plusieurs médias américains, ce vote a été adopté à une quasi-unanimité par les membres du conseil. Donald Trump a lui-même annoncé que le conseil avait voté cette fermeture « immédiate », confirmant ainsi la décision de l'instance dirigeante du centre.
Le président américain a ensuite conditionné la réouverture du Kennedy Center à l'apposition de son nom sur le bâtiment. Il a menacé de ne pas rouvrir l'institution si son nom n'y était pas inscrit, alors que la justice fédérale le lui interdit. Cette position place le centre culturel dans une situation inédite, fermé sur décision de son propre conseil d'administration et dont la réouverture dépend d'une exigence personnelle du président.
Le Kennedy Center, situé à Washington, est un haut lieu de la vie culturelle américaine. Il accueille régulièrement des spectacles, des concerts et des représentations artistiques de premier plan. Sa fermeture, même temporaire, prive la capitale fédérale d'un espace culturel majeur et suscite des interrogations sur l'avenir de l'institution.
La décision du juge fédéral s'appuie sur une précédente décision de justice qui empêchait déjà l'inscription du nom de Donald Trump sur le bâtiment. Selon le magistrat, une telle apposition nécessiterait l'accord du Congrès, ce qui n'a pas été obtenu. Le juge a donc estimé que réafficher le nom du président sur le Kennedy Center contreviendrait à cette décision antérieure.
Le retrait des lettres du nom de Trump sur la façade du John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts avait déjà été effectué, laissant une bâche autour de l'échafaudage. Cette image illustre la volonté du président de marquer de son empreinte un lieu culturel emblématique, mais aussi les obstacles juridiques et institutionnels qui s'y opposent.
Le conseil d'administration du Kennedy Center, composé de personnalités nommées pour la plupart sous l'administration Trump, a soutenu la position du président en votant la fermeture. Cette décision intervient dans un contexte de tensions entre le pouvoir exécutif et les institutions culturelles, et plus largement entre la Maison-Blanche et le Congrès.
Pour l'instant, aucune date de réouverture n'a été annoncée. La fermeture du Kennedy Center pourrait avoir des conséquences sur la programmation culturelle de Washington et sur les artistes qui s'y produisent. Les observateurs s'interrogent sur l'issue de ce bras de fer entre Donald Trump et la justice fédérale, alors que le président continue de réclamer que son nom figure sur l'édifice.




