Politique 3 min de lecture Par Noémie Weber
Netanyahou arrive en tête des législatives israéliennes mais sans majorité
Le Likoud de Benyamin Netanyahou reste la première formation du pays, mais sa coalition de droite et d’extrême droite n’atteint pas les 61 sièges nécessaires à la Knesset. Les deux listes arabes, avec 19 sièges, deviennent des acteurs clés.
Benyamin Netanyahou est arrivé en tête des élections législatives en Israël, sans parvenir à obtenir la majorité nécessaire pour conserver le contrôle de la Knesset. Selon les résultats définitifs publiés dans la nuit de jeudi à vendredi par la Commission électorale israélienne, sa coalition de droite et d’extrême droite remporte 53 sièges sur 120.
Le Likoud, le parti du Premier ministre, demeure la première formation politique du pays avec 27 députés. Le bloc sortant reste toutefois à huit sièges de la majorité absolue, fixée à 61 élus au Parlement israélien. Il ne peut donc pas, à lui seul, garantir la formation d’un gouvernement.
Face à lui, le bloc de l’opposition dirigé par le centriste Gadi Eisenkot obtient 48 sièges. Ce résultat place la coalition du Premier ministre devant son adversaire, sans pour autant offrir à l’opposition une majorité parlementaire. Selon les résultats officiels finaux, aucun des deux blocs principaux ne dispose ainsi de la majorité absolue.
Les deux listes arabes, Raam et la Liste unifiée, réalisent une percée avec 19 sièges cumulés. Elles devraient jouer un rôle déterminant dans les équilibres politiques de la Knesset et devenir des acteurs clés pour la constitution d’une majorité, les deux blocs principaux n’en disposant pas seuls. Leur poids parlementaire fait d’elles des faiseurs de roi potentiels, selon la formule employée par plusieurs médias.
Le scrutin a été suivi d’une période de dépouillement dont les résultats officiels ont été communiqués ce vendredi 30 octobre. Dans l’intervalle, le président israélien Isaac Herzog a appelé mercredi les partis politiques à « tout faire » pour former une coalition gouvernementale et éviter un retour aux urnes. Benyamin Netanyahou et ses alliés conservent leur légère avance sur leur concurrent Gadi Eisenkot, sans que cette avance ne se traduise en majorité.
Le Premier ministre se trouve ainsi face à une équation parlementaire serrée, où chaque siège compte. Les négociations de coalition, qui détermineront qui peut réunir une majorité de 61 élus, s’ouvrent dans un paysage politique fragmenté, où la position des listes arabes sera scrutée de près par les deux camps.
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