Société 3 min de lecture Par Pauline Delorme
Un pompier grièvement blessé par balle près de Marseille, un homme interpellé
Dimanche en fin d’après-midi, des pompiers appelés pour un feu de véhicules ont été visés par un tireur armé d’un fusil de chasse dans une zone commerciale des Pennes-Mirabeau. L’un d’eux a été grièvement blessé, l’assaillant a été interpellé et placé en garde à vue.
Un sapeur-pompier a été grièvement touché par balle dimanche en fin d’après-midi dans la zone commerciale de Plan de Campagne, aux Pennes-Mirabeau, dans la banlieue nord de Marseille. Appelés pour éteindre un feu de poids lourd et de véhicules légers, les secours ont été « pris à partie par arme à feu », selon le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski. L’homme, armé d’une arme de type fusil de chasse, a été interpellé par le Raid après s’être retranché.
Le pompier qui commandait l’intervention, un adjudant-chef professionnel, a été sérieusement blessé par une balle. Il a été transporté à l’hôpital nord pour recevoir des soins en urgence. Un autre pompier a également été visé, sans que son état de santé ne soit précisé à ce stade, et l’un des véhicules du service d’incendie a été endommagé pendant l’attaque.
Le préfet a indiqué que l’auteur des coups de feu avait « probablement incendié » lui-même les véhicules. Après les tirs, l’homme s’est retranché dans un logement illégal, une caravane située à proximité, a précisé le maire LR des Pennes-Mirabeau, Romain Amaro. Des forces de police étaient déjà prépositionnées sur la zone commerciale, dans le contexte des mobilisations sociales, ce qui a permis une interpellation très rapide.
Le suspect a été placé en garde à vue pour « tentatives d’homicide d’une personne chargée d’une mission de service public, destruction et dégradation par moyen dangereux et détention d’armes de catégorie B », a indiqué le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon. Selon une source proche de l’enquête, il présente un profil « psy » et était déjà connu de la justice pour des faits de violence, notamment par arme. Il devait être convoqué le 3 décembre prochain pour répondre de ces faits.
Le porte-parole des sapeurs-pompiers de France, Éric Brocardi, a apporté son soutien à son « collègue, à ses proches et aux équipes mobilisées ». « Quand ceux qui portent secours deviennent des cibles, c’est notre pacte républicain qui est atteint », a-t-il réagi sur X, ajoutant : « Secourir ne doit jamais mettre en danger. » Des appels à des rassemblements de soutien ont été lancés par les syndicats de pompiers professionnels.
Ces violences ne sont pas isolées. Près de 1.500 agressions envers les sapeurs-pompiers, verbales comme physiques, sont rapportées chaque année depuis 2021, selon le ministère de l’Intérieur. Trois quarts d’entre elles sont le fait de personnes que les pompiers tentent précisément d’aider.
Source: 20minutes.fr
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