L'Espagne est devenue championne du monde de football dimanche au MetLife Stadium de New York en battant l'Argentine 1-0 après prolongation, dans une finale qui restera dans les mémoires autant pour le jeu que pour les incidents. Le but de Ferran Torres à la 105e minute, sur un centre de Pedro Porro et une remise de Nico Williams, a offert à la Roja sa deuxième étoile, vingt-deux ans après son premier sacre en 2010. Mais au-delà du résultat, c'est le comportement de l'équipe argentine qui a suscité une vive polémique.
Dès les premières minutes, les Argentins ont adopté une approche ultra-défensive et agressive, multipliant les fautes et les provocations. Le premier tir de l'Albiceleste n'est intervenu qu'à la 117e minute, un record de passivité offensive dans une finale de Coupe du monde. L'équipe de Lionel Scaloni, pourtant favorite après avoir éliminé l'Angleterre en demi-finale dans un match qualifié de « plus proche du MMA que du football », a semblé plus soucieuse de casser le rythme que de construire du jeu.
L'expulsion d'Enzo Fernandez à la 91e minute, après un second carton jaune pour un tacle dangereux sur Cubarsí, a réduit l'Argentine à dix et a changé la dynamique du match. Malgré cela, les Sud-Américains ont continué à défendre de manière rugueuse, provoquant la colère des observateurs. Le journaliste britannique Piers Morgan a tweeté: « Comportement dégoûtant des Argentins à la fin, surtout Paredes. Juste une bande de voyous violents et une honte pour le football. Jamais été aussi heureux de voir une équipe perdre. »
Le match a également été marqué par des décisions arbitrales controversées, notamment un but refusé à Nico Williams pour une simulation d'Otamendi. Les Argentins ont bénéficié, selon plusieurs commentateurs, d'une protection arbitrale tout au long du tournoi, ce qui a alimenté les critiques. La FIFA, déjà critiquée pour la gestion des pauses publicitaires et le show américain à la mi-temps, a été pointée du doigt pour son silence face aux débordements.
Après le coup de sifflet final, des joueurs argentins, dont Leandro Paredes, ont été impliqués dans des échauffourées avec des Espagnols célébrant leur victoire. Paredes a été vu en train de donner des coups de poing et de tenter des prises de judo, ce qui a provoqué l'indignation. En conférence de presse, Lionel Scaloni a pourtant déclaré: « Nous sommes grands dans la victoire et devons aussi l'être dans la défaite. Ce soir, on montre qu'on sait perdre. On a perdu et nous l'acceptons. » Une déclaration jugée ironique par de nombreux médias.
L'Espagne, de son côté, a montré une maîtrise technique et une patience remarquables. Nico Williams, entré à la 75e minute, a changé le cours du match par sa vitesse et sa créativité. Ferran Torres, annoncé au Paris Saint-Germain cet été, a inscrit le but décisif d'une frappe sous la barre. La Roja a su résister à la pression argentine en fin de match, notamment sur une frappe de Giuliano Simeone à la 122e minute qui a frôlé le but.
Cette victoire est perçue comme une revanche pour le football offensif et technique face à un style de jeu jugé anti-football. L'ancien joueur allemand Toni Kroos a tweeté après le match: « Le football a gagné », un message repris par des millions de fans à travers le monde. La finale a également été marquée par une ambiance électrique au MetLife Stadium, avec 82 000 spectateurs, dont une majorité de supporters argentins.
Pour l'Argentine, cette défaite met fin à un règne de quatre ans après le titre de 2022 au Qatar. Lionel Messi, qui n'a pas participé à ce Mondial, a été vu dans les tribunes, visiblement déçu. L'avenir de Scaloni à la tête de la sélection est désormais incertain, tandis que des sanctions pourraient être envisagées contre Paredes et d'autres joueurs pour leur comportement.
L'Espagne, de son côté, célèbre un titre qui redore le blason du football espagnol après des années de doutes. La Roja, qui avait déjà remporté l'Euro 2024, confirme sa place parmi les grandes nations du football mondial. Le sélectionneur Luis de la Fuente a salué « un groupe exceptionnel, qui a su rester uni face à l'adversité ».


