Actualités 4 min de lecture Par Noémie Weber
La Cour suprême autorise Donald Trump à poursuivre le chantier de sa salle de bal à la Maison-Blanche
La Cour suprême des États-Unis a autorisé lundi, par cinq voix contre quatre, la reprise des travaux de la salle de bal voulue par Donald Trump à la Maison-Blanche, sans trancher la légalité du projet contesté par le National Trust for Historic Preservation.
La Cour suprême des États-Unis a donné lundi son feu vert à la poursuite du chantier de la vaste salle de bal voulue par Donald Trump à la Maison-Blanche. Par cinq voix contre quatre, la plus haute juridiction américaine, à majorité conservatrice, a levé le blocage décidé en appel, permettant à l'administration de continuer les travaux pendant l'examen du recours engagé par le National Trust for Historic Preservation (NTHP).
La décision ne tranche toutefois pas la légalité du projet. Les juges estiment que le gouvernement a de bonnes chances de démontrer que le NTHP ne dispose pas de l'« intérêt à agir » nécessaire pour contester le chantier devant une juridiction fédérale. « Aujourd'hui, nous ne nous prononçons pas sur la légalité du projet du gouvernement pour l'aile Est. Nous concluons seulement que, sur la base des arguments qui nous sont soumis, le gouvernement parviendra probablement à démontrer que le Trust n'a pas d'intérêt à agir pour contester ce projet devant la justice fédérale », précise la décision.
Le recours du NTHP devra donc encore être examiné sur le fond par les juridictions inférieures, une procédure susceptible de durer plusieurs mois, voire des années. En avril, un tribunal fédéral avait ordonné l'arrêt des travaux de la salle de réception tout en permettant la construction d'un bunker souterrain. Le 7 août, une cour d'appel avait confirmé cette décision en estimant que de tels travaux à la Maison-Blanche nécessitaient une autorisation explicite du Congrès.
Donald Trump a salué l'arrêt de la Cour suprême sur Truth Social. « Je suis heureux d'annoncer que la Cour suprême des États-Unis vient de statuer en faveur de la construction de la salle de bal/complexe militaire sans aucune autre réserve, incertitude ou menace », a-t-il affirmé, ajoutant que la décision levait la dernière menace contre ce projet. Cette décision lui permet de poursuivre le chantier dans l'attente d'un jugement sur le fond.
Le NTHP s'est pour sa part déclaré « profondément déçu ». L'organisation souligne que la Cour suprême n'a pas examiné son « argument fondamental : chaque président n'est qu'un responsable temporaire de la Maison du peuple et n'a pas autorité unilatérale pour la détruire et la transformer sans l'approbation du Congrès ». L'association, mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques, accuse aussi Trump de ne pas avoir respecté les procédures d'enquête publique et de ne pas avoir obtenu l'autorisation du Congrès.
Le projet remonte à octobre 2025, lorsque Donald Trump a fait démolir au bulldozer une aile entière de la Maison-Blanche afin d'y construire une salle de bal pouvant accueillir jusqu'à 1 000 personnes lors de réceptions ou de dîners organisés notamment pour des dignitaires étrangers. Le président affirme que le chantier sera financé par des fonds privés. Selon les médias américains, son coût pourrait toutefois atteindre 600 millions de dollars et reposer en grande partie sur les contribuables.




