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mercredi 30 septembre 2026 · Paris

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Ce qui change au 1er octobre : prix du gaz, franchises médicales, aides carburant et remboursement des protections menstruelles

Hausse du prix repère du gaz, relèvement du plafond des franchises médicales, prolongation des aides carburant, généralisation du tiers payant pour les séances de psychologue et remboursement de certaines protections menstruelles réutilisables : plusieurs mesures entrent en vigueur ce 1er octobre.

Ce qui change au 1er octobre : prix du gaz, franchises médicales, aides carburant et remboursement des protections menstruelles
Ce qui change au 1er octobre : Prix du gaz, aides aux grands rouleurs, franchises médicales…

Plusieurs changements réglementaires et tarifaires entrent en vigueur ce 1er octobre, touchant aussi bien le budget des ménages que l'accès aux soins. Entre la hausse du prix repère du gaz, le relèvement des franchises médicales et la prolongation des aides carburant, le gouvernement tente d'accompagner les Français face à l'inflation, tout en mettant en œuvre sa politique d'austérité.

Le prix repère de vente du gaz (PRVG) augmentera en moyenne de 6,3 % TTC au 1er octobre, en raison de la hausse des prix sur les marchés de gros en août. Une partie des offres commercialisées auprès des particuliers étant indexée sur ce prix repère, la Commission de régulation de l'énergie estime la hausse sur les factures à 5,28 euros TTC en moyenne pour le mois d'octobre. Les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe, soit environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à fin 2025, ne sont pas concernés. Si la situation n'évolue pas d'ici la fin de l'année, la commission table sur une hausse annuelle de 10 % par rapport à 2025.

Du côté de la santé, le plafond annuel cumulé des franchises médicales et des participations forfaitaires passe de 100 à 140 euros par assuré. Concrètement, les plafonds pour les franchises médicales d'une part et les participations forfaitaires d'autre part passent chacun de 50 à 70 euros par an. Cette hausse concerne tous les assurés, y compris les personnes prises en charge à 100 % par l'Assurance maladie dans le cadre d'une affection de longue durée, comme un cancer. En sont exemptés les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État, les femmes enceintes, les mineures pour la contraception et la contraception d'urgence, ainsi que les victimes d'actes de terrorisme pour les frais de santé liés à ces événements.

Pour faire face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement a annoncé le 22 septembre 2026 la prolongation du dispositif « grand rouleur » et de la prime carburant ou transport jusqu'à la fin de l'année. L'aide « grand rouleur » s'élève à 100 euros pour les trois mois, d'octobre à décembre, et s'adresse aux personnes effectuant au moins 30 kilomètres aller-retour par jour entre leur domicile et leur lieu de travail. Selon l'exécutif, elle concerne 5,5 millions de Français sous condition de revenus. La prime carburant, facultative, peut être débloquée à l'initiative de l'employeur, qui bénéficiera en contrepartie d'exonérations de cotisations sociales.

Le dispositif « Mon soutien psy », destiné aux personnes dès 3 ans souffrant de troubles psychiques d'intensité légère à modérée, évolue également. Jusqu'à 12 séances peuvent être proposées avec des psychologues partenaires de l'Assurance maladie. La séance coûte 50 euros et est remboursée à 60 %. Jusqu'à présent, seules certaines catégories de patients n'avaient pas à avancer les frais ; à partir du 1er octobre, le tiers payant sera généralisé.

Les masseurs-kinésithérapeutes rejoignent par ailleurs la liste des professionnels de santé autorisés à réaliser « Mon bilan prévention », aux côtés des médecins, infirmiers, sages-femmes et pharmaciens. Ce rendez-vous permet un point global sur les habitudes et modes de vie, afin d'améliorer l'accessibilité et la réalisation des dépistages organisés, notamment contre le cancer du sein, et des campagnes de vaccination. Il est pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie à certains âges : entre 18 et 25 ans, 45 et 50 ans, 60 et 65 ans, et 70 et 75 ans.

Enfin, certaines cups et culottes menstruelles réutilisables sont désormais remboursées par l'Assurance maladie. Le dispositif concerne les personnes assurées menstruées de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. Il est limité à deux produits éligibles par an, délivrés en pharmacie.

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Rémi Lefèvre

Auteur

Reporter sport

Rémi Lefèvre couvre pour Udata l’actualité, la politique, l’économie, la société et la culture. Son travail met l’accent sur la vérification, le contexte et la clarté pour les lecteurs.