Le chef Jean Imbert, figure de la gastronomie française, a été placé sous le statut de témoin assisté, ce mercredi 5 août, à l'issue de sa présentation à un juge d'instruction. Surnommé « le cuisinier des stars », il est accusé de violences conjugales par plusieurs anciennes compagnes et avait été placé en garde à vue lundi matin à Paris.
Au terme de sa garde à vue, le chef a donc été présenté au magistrat instructeur, qui a choisi de ne pas le mettre en examen et de lui appliquer le statut de témoin assisté. Cette décision intervient dans le cadre de trois plaintes déposées par des ex-compagnes du cuisinier pour des faits de violences conjugales. La garde à vue, mesure de contrainte encadrée par le code de procédure pénale, a permis aux enquêteurs d'entendre l'intéressé avant cette présentation au juge.
Le statut de témoin assisté occupe une place particulière dans la procédure pénale française. Il se situe entre le simple témoin et le mis en examen. Il est retenu lorsqu'il existe, contre une personne, des indices qui la rendent susceptible d'avoir participé aux faits, mais sans que ces éléments ne justifient, à ce stade, une mise en examen. Il ne s'agit pas d'une simple audition: le témoin assisté dispose d'un statut procédural propre, qui le distingue nettement du témoin ordinaire. Il a le droit d'être assisté par un avocat, peut consulter le dossier de l'instruction par son intermédiaire et demander au juge d'accomplir des actes d'enquête complémentaires, comme une confrontation ou une expertise. Il peut également formuler des observations écrites, qui sont versées au dossier. En revanche, il ne peut pas être placé en détention provisoire dans ce cadre.
Cette décision ne marque pas la fin de l'affaire. L'information judiciaire, confiée au juge d'instruction, se poursuit. Les investigations portent notamment sur les faits dénoncés par les trois plaignantes, dont le contenu des plaintes n'a pas été rendu public à ce stade. Ni la nature précise des violences alléguées, ni la période concernée, ni les circonstances des faits n'ont été communiquées par la justice.
Si les enquêteurs rassemblent, au fil de l'instruction, des indices graves ou concordants, Jean Imbert pourrait être mis en examen dans un second temps. À l'inverse, si les faits ne sont pas établis, la procédure pourrait être close par une ordonnance de non-lieu. En attendant, le chef bénéficie de la présomption d'innocence et l'issue de cette instruction reste à ce jour incertaine.
L'affaire concerne l'une des personnalités les plus médiatiques de la cuisine française. Jean Imbert est régulièrement surnommé « le cuisinier des stars », un surnom qui témoigne de sa proximité avec le monde du spectacle et des personnalités publiques. Il a acquis une notoriété qui dépasse le seul cercle des restaurants et des amateurs de cuisine.
La procédure devra désormais déterminer la suite qui sera réservée à ces plaintes. En pratique, le statut de témoin assisté permet à Jean Imbert de suivre l'évolution de l'instruction, d'être informé des actes accomplis et de faire valoir ses observations auprès du juge, dans l'attente d'une éventuelle réorientation du dossier.



